Essai de la Nissan Leaf e+ : remise au goût du jour

Essai de la Nissan Leaf e+

Entièrement renouvelée huit ans après son lancement, la Nissan Leaf s’offre une toute nouvelle version e+, qui voit alors son autonomie passer à 385 kilomètres. Nous en avons pris le volant le temps d’une semaine, afin de mieux la découvrir. Découvrez notre essai auto de la Nissan Leaf.

C’est en 2010 qu’arriva pour la toute première fois la Nissan Leaf sur le marché, juste avant d’être élue Voiture de l’Année 2011 dans la foulée, alors qu’elle fit véritablement office de pionnière sur le segment des voitures électriques de série. Lancée deux ans avant celle qui deviendra sa principale rivale, la Renault Zoé, malgré la différence de segment, la compacte a donc eu tout le temps de se faire une place sur le marché et de faire connaître cette motorisation encore méconnue. Résultat, elle devint dès 2015 la voiture électrique la plus vendue au monde, tandis que 200 000 unités avaient déjà été écoulées cinq ans seulement après son lancement. Une très belle performance pour la star de la marque, qui fut néanmoins détrônée par la Tesla Model 3 à l’échelle mondiale dans le courant de l’année 2019, même si elle parvient toujours à garder une bonne place dans le classement des modèles électriques.

Mais alors, qu’est-ce qui pourrait expliquer cette situation ? Sans doute que l’âge de la compacte n’y est pas pour rien, puisqu’après huit ans de carrière, celle-ci commençait quelque peu à vieillir, notamment face à une jeune rivale californienne, ultra-technologique. Mais bien décidé à ne pas se laisser faire, Nissan a donc logiquement décidé d’offrir à son best-seller électrique une toute nouvelle génération, annoncée dès 2015 avec le concept IDS, avant d’être officiellement dévoilée au mois de septembre 2017. S’offrant des lignes plus consensuelles s’inscrivant mieux dans l’identité de la marque, tout en faisant un vrai bond en avant sur le plan technologique, cette nouvelle Nissan Leaf totalement renouvelée a désormais toutes les cartes en mains pour séduire les clients. D’autant plus qu’elle voit également son autonomie maximale s’améliorer grandement, avec une version haut de gamme et plus performante s’équipant d’une batterie de 62 kWh.

C’est justement celle-ci que nous avons souhaité essayer durant une semaine, afin de mieux comprendre les enjeux autour de la voiture électrique et surtout de se mettre dans la peau d’un propriétaire. L’occasion également de découvrir les avantages et les inconvénients de cette motorisation au quotidien. On vous embarque !

Extérieur et design de la Nissan Leaf e+

Avant toute chose, il est impossible de ne pas s’attarder sur le style de cette Nissan Leaf, tant celui-ci évolue en profondeur par rapport à la précédente génération. Le but ? Permettre à la compacte de mieux s’inscrire dans la gamme avec un look plus cohérent. Finies les lignes rondes assez peu flatteuses, place désormais à des traits plus consensuels et matures, qui ne se fondent pas dans la masse pour autant. S’opposant totalement à d’autres constructeurs ne souhaitant pas distinguer leurs modèles électriques par un style spécifique, Nissan a une fois encore fait le choix d’un véhicule bien à part dans sa gamme, avec des lignes particulièrement distinctives. Mais la compacte hérite néanmoins des gimmicks stylistiques chers à la marque et tout particulièrement de la fameuse calandre en V désormais apposée sur toutes les dernières productions, de la Leaf au Juke en passant par la toute nouvelle génération du Qashqai récemment dévoilée au grand public.

Un peu plus courte que la précédente génération, avec une longueur passant de 4,80 à 4,50 mètres, cette nouvelle Nissan Leaf perd également quelques millimètres en hauteur, celle-ci culminant alors à 1,54 mètre. Autant de petites évolutions qui permettent à la compacte de gagner en dynamisme, bien que ses lignes toujours très chargées contribuent à la rendre toujours très imposante visuellement. C’est d’ailleurs tout particulièrement le cas à l’arrière, avec ses tous nouveaux feux en forme de boomerang, qui s’inscrivent dans la continuité du toit bicolore. Celui-ci allège néanmoins un peu l’ensemble, alors qu’il a été abaissé de 5 petits millimètres. Malgré tout, le Cx s’avère légèrement moins bon, même si cela ne devrait pas trop se répercuter sur l’autonomie, tandis que celle-ci est en hausse grâce à la batterie plus grande. En termes de personnalisation, les clients ont le choix entre huit teintes de carrosserie, pour un total de 16 combinaisons en comptant les possibilités de personnalisations du toit. S’ajoute à cela un choix de trois styles de jantes et enjoliveurs, de 16 et 17 pouces.

Poste de conduite et habitabilité de la Leaf

Bien évidemment, les évolutions de cette 2e génération ne concernent pas que l’extérieur, loin de là, puisque le poste de conduite a également profité d’une belle remise à niveau et d’un joli coup de crayon de la part des designers. Néanmoins, si l’ensemble a été très largement modernisé, nous aurions pu nous attendre à découvrir quelque chose d’un peu plus spectaculaire et surtout, légèrement plus contemporain, afin de mieux se positionner face à ses rivaux. Si la présentation fait un gros bond en avant, nous restons un peu sur notre faim face à cette évolution en demi-teinte, surtout lorsque l’on sait à quel point la première Leaf fut une véritable pionnière. Si ce poste de conduite semble déjà modérément daté par rapport à celui très futuriste de la Tesla Model 3, il n’en reste pas moins qu’il est plutôt ergonomique et bien pensé, bien que l’on déplore tout de même une qualité perçue largement perfectible.

Même chose pour la présentation de l’écran tactile de 8 pouces installé sur la planche de bord et identique à celui du Nissan Juke, dont nous avons également pris le volant. Outre le manque de praticité à l’usage, on déplore aussi une présentation un peu datée, qui nuit à la qualité de l’expérience globale. Celui-ci est associé à un combiné d’instrumentation associant des compteurs analogiques ainsi qu’un écran, affichant alors toutes les données indispensables à la conduite et notamment l’autonomie restante. Par ailleurs, si les sièges s’avèrent très confortables, on pourrait néanmoins critiquer la position un peu trop haute et la trop faible amplitude de réglages, qui sont d’ailleurs uniquement manuels. Même reproche pour le volant, qui ne profite pas de réglage en profondeur, ce qui pourrait gêner les plus grands gabarits. De son côté, l’habitabilité n’évolue pas d’un iota sur cette nouvelle génération et reste très satisfaisante, notamment pour les passagers arrière. Enfin, le volume de coffre est en hausse, passant alors de 370 à 435 litres.

Que vaut la Nissan Leaf e+ sur la route ? Essai en conduite

Au total, ce sont donc deux déclinaisons qui sont proposées sur cette nouvelle Nissan Leaf, à savoir une « standard », forte de 150 chevaux et d’une batterie de 40 kW, ainsi qu’une version e+, que nous avons choisi de tester lors de notre essai. L’occasion de mieux comprendre le quotidien d’un usager de voiture électrique, tandis que cette motorisation occupe une part de plus en plus importante du marché. Autant dire qu’il est primordial pour les constructeurs de prendre leur place sur ce segment, tout en proposant des modèles à forte autonomie, afin de mieux rassurer les clients. C’est donc ce qu’a fait Nissan avec sa nouvelle Leaf e+, qui reprend le moteur de la version standard, tandis que sa batterie passe alors à 62 kWh, grâce à un nombre de cellules plus important. Un bond en avant technologique qui permet à la compacte de parcourir environ 385 kilomètres selon le cycle WLTP. Par ailleurs, outre le mode B de la boîte de vitesse, améliorant la récupération d’énergie au freinage, le mode Eco est également un précieux allié pour réduire la consommation électrique.

Un cocktail qui permet alors d’effectuer des trajets domicile-travail urbains pendant une semaine sans effectuer une seule charge, ce qui constitue un atout de taille pour ceux qui n’ont pas de borne au bureau. Mais si sur le papier, tout cela est très séduisant, cela se complique au moment de trouver une borne, alors que le réseau reste encore assez peu développé. De son côté, Nissan a fait le choix de la technologie CHAdeMO pour sa recharge rapide jusqu’à 70 kW, un peu moins répandu que le Combo. Néanmoins, les propriétaires pourront trouver leur bonheur chez Ikea, tandis que la marque a signé un partenariat avec l’enseigne suédoise. Il faudra alors compter environ 1 h 30 pour passer de 20 à 80 % d’autonomie, une durée qui passe à 11 h 30 sur une wallbox installée à son domicile. Mais quoi qu’il en soit, la grande autonomie de la compacte, meilleure encore que la Hyundai Ioniq ou la Volkswagen e-Golf sur ce point permet de limiter les passages à la borne.

Malgré son gabarit assez conséquent, même après sa petite perte de taille, cette nouvelle Nissan Leaf e+ se sent plutôt à l’aise en ville et sur les trajets du quotidien, alors bien aidée par son innovante e-Pedal. Celle-ci permet ainsi d’améliorer la récupération d’énergie au freinage, mais également de conduire, le tout sans utiliser la pédale de frein. Si cette fonction, qui peut être activée et désactivée à tout moment par le biais d’un bouton sur la console centrale demande un petit temps d’adaptation, elle s’avère rapidement indispensable, tout particulièrement dans les embouteillages. D’autant plus qu’elle permet selon Nissan de récupérer jusqu’à 30 % d’autonomie dans cette situation, ce qui n’est évidemment pas négligeable. Par ailleurs, la direction très souple, ainsi que le tarage très équilibré des suspensions rendent l’auto considérablement confortable, d’autant plus que l’insonorisation a été largement retravaillée. De son côté, le système de conduite semi-autonome ProPilot s’avère assez performant, mais pas infaillible pour autant, se montrant néanmoins utile sur les longs trajets.

Si les accélérations ne sont pas aussi franches que celles de la Tesla Model 3, avec un 0 à 100 km/h nécessitant 6,9 secondes, la compacte japonaise n’a néanmoins pas à rougir, laissant alors pas mal de voitures derrière elle au feu rouge. Malgré son poids relativement élevé de 1 731 kilos, soit 151 de plus que la version équipée de la batterie standard, l’auto se montre assez vive lors des accélérations et plus globalement en conduite dynamique en dépit des apparences. Car comme beaucoup de modèles électriques, l’auto profite d’un centre de gravité assez bas, grâce aux batteries installées sous le plancher, lui conférant alors une bonne tenue de route. Sans être sportive pour un sou, la Nissan Leaf e+ n’a pas peur des virages rapides, jouissant toujours d’un comportement très sain en toutes circonstances. Vous n’avez donc aucun risque de vous faire des frayeurs au volant de la compacte, qui se révèle bien plus plaisante et amusante à conduire que ce que nous aurions imaginé. Une vraie bonne surprise !

Notes et avis sur l’essai de la Leaf e+

Catégorie
Note sur 5
Avis Caroom
Esthétique
⭐️⭐️⭐️⭐️
Si le style demeure très clivant, il gagne en cohérence et devient plus mature, tout en restant fidèle à la philosophie initiale de l’auto
Conduite
⭐️⭐️⭐️⭐️
Une très bonne surprise cette Nissan Leaf, qui se montre assez dynamique, tout en faisant la part belle au confort grâce à sa motorisation électrique
Praticité
⭐️⭐️⭐️⭐️
Si l’habitabilité n’évolue pas sur cette version, elle reste tout à fait correcte, au moyen d’un empattement généreux
Rapport Qualité/Prix
⭐️⭐️⭐️⭐️
Si cette version e+ n’est pas donnée, le bonus écologique, les prestations générales et la dotation de série intéressante compensent le prix élevé.

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Bilan de notre essai de la Nissan Leaf e+

Sans être aussi futuriste que sa principale rivale, la Tesla Model 3, cette Nissan Leaf e+ ne démérite en aucun cas, constituant une excellente porte d’entrée au monde de la mobilité électrique. Avec ses excellentes prestations routières et son autonomie amplement suffisante pour la vie quotidienne, voire pour s’éloigner un peu de la maison, la compacte est une très bonne proposition sur le segment. Bien sûr, quelques petits défauts, notamment au niveau du système d’info-divertissement pourraient venir entacher l’expérience, mais rien de bien rédhibitoire pour autant. Si son tarif de 41 800 euros peut sembler quelque peu élevé, il faut néanmoins penser à retirer 6 000 euros de bonus écologique, rendant l’auto un peu plus raisonnable, surtout au vu des économies réalisées grâce à la motorisation électrique. Bref, cette Nissan Leaf e+ possède de nombreux atouts très intéressants et mérite que l’on s’y intéresse !

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Julie
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