Battant pavillon chinois depuis 2006, MG partait de loin. La marque se développe toutefois à vitesse grand V et sort des modèles à tour de bras, dont la MG 4 est le dernier en date. Nous l’avons découvert dans le sud de la France, pour prendre toute la mesure des changements opérés par le constructeur depuis sa renaissance sur le continent européen. Découvrez sans plus attendre notre essai auto complet !
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que MG a parcouru un sacré chemin depuis l’introduction de son premier modèle sur le continent européen sous l’égide du groupe chinois SAIC, en 2020. En effet, le ZS EV premier du nom était un produit franchement inadapté à nos contrés : suspension très molle, qualité de fabrication franchement approximative, prestations routières datées… Bref, il n’y avait vraiment que le prix pour lui donner un certain intérêt. Les choses ont bien évolué depuis, avec un restylage qui a permis au ZS de s’européaniser un peu, mais surtout l’introduction dans la gamme de trois autres modèles : le SUV Marvel R et le break MG5, tous deux électriques, ainsi que l’EHS hybride rechargeable. Avec la nouvelle berline compacte MG4 (4,29 m de long, 1,84 m de large, 1,50 m de haut pour un empattement de 2,71 m), MG a donc lancé en France pas moins de 5 modèles en seulement deux ans, une stratégie marketing ultra-agressive qui se retrouve aussi au niveau du réseau, puisque d’une concession en 2020, la marque est aujourd’hui passée à 144 points de ventes physiques. La volonté de conquête est réelle ! C’est dans cette mouvance que s’inscrit la MG4, censée plaire chez nous.
Extérieur et design de la nouvelle MG 4
Et en ce qui concerne le look en tout cas, chacun sera son propre juge mais il faut bien avouer que le coup de crayon est torturé. D’aucuns trouvent de faux airs de Corvette C8 à l’avant de l’auto, tandis que les blocs de feux à l’arrière semblent tout droit sortis de chez Toyota. Entre des proportions parfois étranges sous certains angles (3/4 arrière notamment) et des jantes visuellement petites (17 pouces sur notre modèle d’essai), on ne peut pas dire que l’ensemble soit particulièrement homogène. Notre finition Luxury, la plus haute disponible, se distingue notamment des autres par un double spoiler arrière au niveau du toit, une signature lumineuse arrière qui fait appel à une barre de LED reliant les feux, ainsi qu’un pare-chocs avant légèrement différent intégrant les clignotants ainsi qu’une entrée d’air à volets actifs pour optimiser le refroidissement ou l’aérodynamisme. Si on chipote un peu, on remarquera que les ajustements des panneaux de carrosserie ne sont pas tous au cordeau, notamment au niveau des portières.
Poste de conduite et habitabilité de la MG 4 électrique
Si le design extérieur verse dans la surenchère, c’est en revanche le calme plat dans l’habitacle ! La planche de bord simplissime et les deux écrans façon tablette sont vus et revus et il n’y a pas une once d’originalité dans le dessin de l’ensemble. Au moins la compacte va à l’essentiel, avec un espace à bord assez généreux pour les passagers avant comme arrière, si bien que quatre adultes voyageront de manière confortable à bord, d’autant plus que toutes les assises sont moelleuses et bien rembourrées. Même le soutien lombaire est appréciable à l’arrière ! Le coffre est annoncé à 350 litres de capacité, mais il ne semble pas immense. Les matériaux utilisés dans la cabine sont pour la plupart de bonne facture, avec des éléments moussés là où les mains se posent. On n’échappe évidemment pas à des plastiques durs, notamment en partie basse et au niveau de la boîte à gants, basique.
L’ergonomie des différentes fonctions est assez bonne, avec des boutons physiques sur le volant dont deux touches personnalisables pour y attribuer la fonction que l’on veut. Il est aisé de naviguer dans les quelques menus de l’écran qui prend place derrière le volant, mais c’est plus dur de se faire à l’écran tactile de 10,25 pouces de la planche de bord. Il y a relativement peu de menus donc on trouve vite ses marques, mais le logiciel est assez lent à effectuer les opérations demandées, tout comme il est parfois aux fraises et déclenche sa commande vocale sans qu’on ne lui demande rien, ou refuse carrément de jouer une chanson depuis un téléphone alors que l’appareil est reconnu par le système et marqué comme connecté. Le tout alors que la dalle en elle-même n’est pas des plus réactives et ne détecte pas toujours les clics.
Que vaut la MG 4 sur la route ? Essai en conduite
Nous avons pris le volant de la version Luxury, équipée d’une batterie de 64 kWh et d’un moteur de 204 ch. Il offre de bonnes performances (7,9 s de 0 à 100 km/h) et va bien à la MG4, qui affiche 1 685 kg à vide sur la balance. La sino-anglaise soigne le confort, avec des suspensions prévenantes qui gomment bien les aspérités de la route au-dessus de 50 km/h. On note un peu plus de sécheresse et surtout une résonance des ressorts sur les petits chocs en ville, mais il n’y a pas de quoi crier au loup et on ne se fait pas trop secouer dans l’habitacle. Un bon point pour une auto du quotidien, d’autant plus qu’elle n’est pas malhabile quand les virages arrivent. Le châssis affiche un bel équilibre (répartition des masses 50/50 entre l’avant et l’arrière) et une efficacité rassurante. Il faut même se montrer prudent en sortie de courbe : ceux qui ont le pied lourd se rappelleront vite que la MG4 est une propulsion et que les 250 Nm de couple sont disponibles instantanément ! L’ESP intervient parfois un peu tard et le train arrière peut ainsi se montrer légèrement baladeur si on le provoque. Gare aux sols mouillés… D’autant que la direction au ressenti très artificiel et au point milieu un peu flou n’aide pas à ressentir facilement l’adhérence disponible.
Nous avons relevé 20,4 kWh de moyenne à l’ordinateur de bord, après un parcours varié de plusieurs centaines de kilomètres dans le sud de la France, comprenant notamment de l’autoroute à 130 km/h. Un chiffre correct, sans plus, même s’il est sûrement possible de faire moins en évitant les voies rapides et en abusant du mode Eco. En revanche, le freinage régénératif (réglable sur trois positions plus une automatique qui s’active avec le trafic) n’est pas très puissant et ne permet pas de freiner la voiture jusqu’à l’arrêt. Côté recharge, la MG 4 accepte 135 kW en courant continu et 11 kW en alternatif.
Notes et avis sur l’essai de la nouvelle MG 4 électrique
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️ | Le coup de crayon de la MG 4 part un peu dans tous les sens. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Confortable et équilibrée, la MG 4 dispose en outre d’un moteur bien dimensionné. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | L’originalité n’est pas de mise, mais il y a de la place à bord, avec une finition correcte. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Avec des tarifs très agressifs, la MG 4 offre tout ce que l’on est en droit d’attendre d’une compacte électrique. |
Bilan de notre essai de la MG 4
Vous l’aurez compris, la MG 4 est loin d’être exempte de défauts. Mais il faut remettre les choses en perspectives à la vue de son tarif : pour notre version haut de gamme Luxury à l’équipement complet (sièges avant et volant chauffants, pompe à chaleur, infodivertissement connecté, sono 6 hauts parleurs, pléthore d’aides à la conduite…), MG ne réclame en effet « que » 34 990 euros. Bonus étatique déduit (6 000 € en 2022 et 5 000 € en 2023), on tombe à 28 990 euros. Ultra-compétitif pour une compacte électrique dotée d’une batterie de 64 kWh pour une autonomie de 435 km en cycle WTLP et 204 ch sous le capot. La finition intermédiaire est 2 000 € moins cher, tandis qu’une version d’entrée de gamme un peu moins équipée et avec une plus petite batterie de 51 kWh (170 ch) est disponible dès 28 990 €, soit 22 990 € bonus déduit. Imbattable ! Convaincu par la compacte électrique ? Découvrez quelle MG 4 choisir grâce à notre guide d’achat complet !
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