Essai Mercedes-AMG CLS 53 : leçon d’élégance

Essai du Mercedes-AMG CLS 53

C’est celui qui a lancé la mode des « coupé 4 portes », il y a près de deux décennies. Le CLS n’a pas quitté la gamme Mercedes depuis et il poursuit désormais sa carrière dans l’ombre de l’AMG GT 4 portes. Il serait pourtant bien dommage de passer à côté, tant il offre des prestations de qualité dans un univers bien à lui. Découvrez notre essai auto du Mercedes-AMG CLS 53.

Si l’on suit la nomenclature de Mercedes, le CLS serait le penchant coupé 4 portes de la Classe S, elle même berline de luxe. Mais plus qu’un style affirmé, c’est aussi un art de vivre, une volonté affichée de se démarquer du reste des berlines allemandes. Nous avons passé trois jours en sa compagnie et son charme ne nous a pas laissé indifférent.

Extérieur et design du CLS

« Dieu que c’est beau ». Impossible de rester de marbre devant cette immense berline au toit fuyant, qui cache bien son jeu quand elle se contente d’une banale peinture noire. Il faut en effet y regarder à deux fois pour repérer les ailes larges, les extracteurs dans le pare-chocs arrière, les énormes nervures de carrosserie au-dessus des bas de caisses… Le CLS marie à la perfection la classe et la prestance, avec juste ce qu’il faut d’agressivité pour saupoudrer le tout. En deux mots ? Juste sublime. Et en optant pour les jantes de 20 pouces optionnelles (1 700 €) qui possèdent un cerclage plein, le look est on ne peut plus réussi. Mais gare au gabarit, le CLS ne se faufile pas partout : avec 5 m de long pour 1,89 m de large sans rétroviseurs, mieux vaut avoir beaucoup de place dans son garage pour s’éviter des frayeurs quotidiennes.

Intérieur et habitabilité du Mercedes-AMG CLS 53

En général, les modèles allemands haut de gamme ne déçoivent pas par la qualité de leurs habitacles. Et le CLS de confirmer la règle : les ajustements sont précis, la présentation sans reproche et les matériaux choisis à la hauteur des attentes du segment. Aucun bouton ne paraît un peu léger, ou cheap, tout est à sa place et inspire confiance. L’équipement de série est déjà pléthorique, mais l’on peut toujours piocher dans le catalogue d’option pour se concocter un intérieur sur mesure en passant par des cuirs de grandes qualité avec surpiqûres contrastées et des placages en bois. Les mélomanes fortunés ne pourront pas faire l’impasse sur la sono Burmester High-End 3D Surround, une coûteuse option de 4 900 € qui transforme n’importe quel morceau de musique bien encodé en expérience sensorielle jouissive. Une vraie salle de concert sur roue !

Silhouette fuyante oblige, l’habitabilité n’est par contre pas le fort du CLS. Les passagers avant sont choyés avec de le place et des sièges multi-contours réglables dans tous les sens (option à 2 000 €), mais les passagers arrière doivent composer avec une garde au toit réduite. La plupart des gabarits ne seront pas gênés outre-mesure, mais les plus grands devront s’enfoncer dans leur siège pour être à l’aise. La rançon d’un style épuré…

Essai en conduite

Ceux qui s’attendent à un comportement sportif de premier ordre ou à un confort digne d’une limousine en seront pour leur frais. Le CLS 53 est le roi du compromis, à la fois moins prévenant qu’une Classe S et moins violent qu’une E 63 S. Ceci étant dit, il est fait preuve d’un dynamisme appréciable sur route, avec une direction précise et consistante qui commande un train avant incisif. L’agilité est aussi au rendez-vous, malgré une masse importante (1 980 kg) et l’absence de roues arrière directrices. Cela se ressent d’ailleurs lors des manœuvres : l’Allemand braque très mal ! Il n’est pas rare de devoir s’y reprendre plusieurs fois pour manœuvrer dans des parkings serrés.

Le CLS 53 offre un bon confort malgré un châssis affermi inhérent à la version AMG. La suspension pneumatique encaisse bien les chocs mais ne gomme pas totalement les aspérités de la chaussée. Il y a donc quelques remontées dans l’habitacle, mais rien de très envahissant. Les mouvements de caisse sont eux-aussi plutôt bien maîtrisés, même s’il ne faut s’attendre à ce que la berline vire à plat.

Sous le capot prend place en 6-cylindres en ligne turbo de 435 ch et 520 Nm de couple, qui est par ailleurs le seul moteur essence disponible au catalogue, les autres étant diesel. Grâce à la micro-hybridation, il est d’une douceur exemplaire en toute circonstance et son stop & start est parmi les plus imperceptibles de la production. Ses accélérations franches ne sont pas très impressionnantes, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec un 0 à 100 km/h effectué en 4,5 s. Mais plus encore que sa bonne santé, c’est surtout sa sonorité, ronde et mélodieuse, qui reste en mémoire. Le feulement travaillé du 6-en-ligne est un régal et ne verse pas dans l’ostentatoire avec des fausses contre- pressions, comme c’est pourtant le mode actuellement. Ici on parle plutôt d’un son puissant et élégant, qui colle parfaitement à la philosophie du CLS. Quant à la consommation, comptez environ 12 l/100 km de moyenne sur parcours mixte, sans se restreindre sur la puissance.

Notes et avis sur l’essai du Mercedes-AMG CLS 53

CatégorieNote sur 5 Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Le CLS fait carton plein avec une ligne épurée et classieuse qui aimante les regards. Avec les jantes de 20 pouces, c'est le combo parfait.
Conduite⭐️⭐️⭐️⭐️En version 53 AMG, le compromis confort/performance est finement trouvé. La suspension à air pourrait un peu mieux filtrer les petites aspérités de la route.
Praticité⭐️⭐️On n'achète pas un coupé 4 portes pour son sens de l'accueil. Le CLS est sélectif sur le physique des passagers qu'il peut embarquer à ses places arrière, et il faut en tenir compte au moment de l'achat.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️Avec un prix de base juste en-dessous de 6 chiffres, le CLS AMG n'est pas bon marché. Mais la concurrence ne fait pas mieux, et les prestations proposées sont à la hauteur du tarif affiché.

Bilan de notre essai du Mercedes-AMG CLS 53

Un beau compromis, voilà comment résumer le Mercedes-AMG CLS 53. A la fois élégant et gentiment sportif quand on le lui demande, il se veut être un choix décalé qui joue sur les sentiments plutôt que le pragmatisme. Le ticket d’entrée est forcément piquant, avec un tarif de base de 99 800 € pour cette version 53 AMG, la seule essence de la gamme. Notre modèle d’essai dépassait pour sa part les 120 000 € avec ses options à foison. De part sa puissance le CLS 53 n’a pas vraiment de concurrence : une BMW 840i xDrive Gran Coupé embarque elle aussi un 6- cylindres et s’affiche à partir de 99 350 €, mais elle se contente de 340 ch, soit 100 de moins. Même combat pour l’Audi A7 Sportback 55 TFSI (6-cylindres essence, 340 ch), bien que cette dernière soit accessible dès 76 510 € grâce à des finitions d’entrée de gamme moins bien équipées.

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Jay Cee
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Jay Cee
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