Essai de la Peugeot 308 GTi : elle n’a pas dit son dernier mot

Essai auto de la Peugeot 308 GTi

Revenue au sein de la gamme après une petite pause, la Peugeot 308 GTi reste toujours aussi désirable, malgré sa légère baisse de puissance. Découvrez notre essai auto de la Peugeot 308 GTi.

Souvenez-vous, Peugeot avait renouvelé sa 308 en lui offrant un léger restylage au cours de l’année 2017, se concentrant notamment sur la face avant, ainsi que sur les technologies embarquées. Une évolution qui a également profité à sa version sportive GTi coiffant la gamme, qui s’était donc offert une face avant encore un peu plus agressive, tout en conservant sa mécanique déjà bien éprouvée et toujours très appréciée. Oui, mais voilà, normes environnementales obliges, la compacte avait été contrainte de faire une petite pause dans sa production, le temps de faire quelques ajustements côté moteur, afin de mieux répondre aux exigences et notamment au cycle WLTP qui venait d’entrer en vigueur. Après quelques mois d’absence, la sportive avait alors fait son grand retour, amputée de sept chevaux, mais ne perdant en aucun cas son charme, pour le plus grand plaisir des amateurs.

Pour rappel, c’est en 2011 que la première génération de la Peugeot 308 GTi débarqua dans le catalogue, avant de s’offrir une toute nouvelle mouture en 2015, avec pour ambition de rivaliser frontalement avec la Volkswagen Golf GTI, mais surtout la Renault Mégane RS, sa principale concurrente. Et pour cela, la sochalienne avait alors fait valoir de nombreux atouts, dont son châssis ultra-performant, développé par les ingénieurs de Peugeot Sport, garantissant une tenue de route à toute épreuve, comme nous allons le voir dans cet essai. À noter par ailleurs que si seule la version de 270 chevaux était alors vendue en France, une déclinaison développant 250 équidés était également disponible sur d’autres marchés, faisant notamment l’impasse sur le différentiel Torsen. Malheureusement, cette Peugeot 308 GTi sera la dernière portant ce badge, comme l’avait annoncé le patron de la marque Jean-Philippe Imparato, alors qu’il n’y aura pas de Peugeot 208 GTi.

Extérieur et design de la Peugeot 308 GTi

Visuellement, cette version revue et corrigée de la Peugeot 308 GTi n’a pas évolué d’un pouce depuis le restylage, puisque les seules modifications opérées se sont concentrées sur le moteur. Toutefois, le renouvellement de la compacte en 2017 a permis de lui offrir un tout nouveau visage, un peu plus anguleux, notamment au niveau de la calandre et des prises d’air. Celles-ci sont désormais plus carrées et entourent une grille installée en position basse au design également retravaillé. En revanche, rien n’a été touché sur les optiques, qui conservent leur dessin très réussi. À l’arrière, seuls les feux ont été légèrement modifiés, mais surtout assombris, tandis que les griffes sont désormais allumées en permanence. Autant d’éléments qui ont permis à la compacte de se moderniser sans pour autant perdre son style originel, au coup de crayon déjà très harmonieux. Et pour cause, même si l’on compare les deux versions, la plus ancienne ne paraît pas si datée que cela. Une vraie performance, à l’heure où le style évolue à vitesse grand V.

Concentrons-nous désormais sur les détails spécifiques à cette Peugeot 308 GTi, qui lui donnent cet aspect sportif si apprécié. Outre les badges, apposés sur les ailes avant et le coffre, cette déclinaison se distingue également par sa garde au sol abaissée d’une dizaine de millimètres, ainsi que par son bouclier avant exclusif teinté de rouge, intégrant des prises d’air à la place des antibrouillards. On remarque aussi une calandre à damiers noire laquée, ainsi que le bouclier arrière intégrant deux canules d’échappement rondes. Enfin, des jantes 19 pouces « Carbone 19 » livrées de série viennent compléter le look de la sportive, de même que la peinture en « coupe franche » rouge, blanche ou noir. Des teintes un peu plus conventionnelles sont également proposées, à savoir le très beau Rouge Ultimate, le Bleu Magnetic ou encore le Gris Artense. Bref, un large choix de couleurs permettant de profiter d’un véhicule unique, qui fera incontestablement tourner les têtes, comme nous avons pu le voir durant notre essai.

Poste de conduite et habitabilité de la Peugeot 308 GTi

Lorsque l’on prend place à bord de cette Peugeot 308 GTi, nous sommes tout de suite immergés dans une ambiance résolument sportive, grâce aux nombreuses touches de rouge disséminées un peu partout dans cet habitacle. Un vrai tour de force de la part de la marque sochalienne, qui permet à sa compacte de se distinguer d’une Volkswagen Golf GTI au poste de conduite bien plus sobre, un défaut que l’on reproche à de nombreuses productions germaniques. Ici, l’ambiance s’avère résolument dynamique, grâce également aux sièges sport très enveloppants, mais n’oubliant pas le confort pour autant, à l’aide d’une assise rembourrée comme il faut. La présentation générale demeure quant à elle identique à la Peugeot 308 standard, avec son fameux I-Cockpit, alliant un combiné d’instrumentation en position haute à un petit volant, toujours très agréable à prendre en mains. Celui-ci est ici recouvert de cuir perforé et surpiqué de rouge, intégrant également un point milieu rappelant l’univers de la compétition. De même, notons la présence d’un pommeau de levier de vitesse spécifique, ainsi que de seuils de portes en aluminium.

Si l’on pouvait reprocher la présence de quelques plastiques durs dans l’habitacle, la présentation générale demeure très qualitative, au même titre que les ajustements. Les matériaux sont de bonne facture et l’on apprécie la présence d’Alcantara sur les sièges, associé au tissu et au TEP. Du côté de la dotation technologique, cette Peugeot 308 GTI n’apporte pas de révolution au sein de la gamme, puisqu’elle profite de l’écran tactile capacitif de 9,7 pouces livré de série dès le 2e niveau de finition Active. Celui-ci intègre l’ensemble des commandes telles que la climatisation ou la navigation, ce qui permet d’alléger visuellement l’habitacle des commandes en s’affranchissant des commandes physiques. Ici, pas de combiné numérique, mais une très belle instrumentation analogique incluant des aiguilles rouges du plus bel effet. Enfin, avec son empattement de 2,62 mètres, la Peugeot 308 GTi reste très habitable pour tout le monde, grâce à une banquette confortable et un espace à la tête plus que raisonnable. De son côté, le volume de coffre oscille quant à lui entre 420 et 1 228 litres, ce qui situe la compacte dans la moyenne du segment face à ses principales rivales.

Que vaut la Peugeot 308 GTi sur la route ? Essai en conduite

Depuis le lancement de la 2e génération, la Peugeot 308 GTi a toujours conservé le même moteur, à savoir un quatre cylindres 1,6 litre, d’abord baptisé THP puis PureTech, dans une logique d’uniformisation des appellations. Si celui-ci développait jusqu’à il y a peu 270 chevaux, cette puissance a malheureusement dû être revue à la baisse l’an dernier, afin de mieux s’adapter à un cycle d’homologation WLTP plus sévère, faisant donc grimper les émissions de CO2. Toutefois, s’il faut se contenter de 263 chevaux, les amateurs seront ravis de découvrir que la sportive a gagné en couple. Celui-ci passe alors de 330 à 340 Nm au total, à 2 100 tr/min, grâce à la présence d’un turbocompresseur, qui permet de profiter de très bonnes relances à bas régime, idéal notamment en sortie de virages. Si la compacte a donc perdu 7 chevaux, cette baisse de puissance ne se remarque en réalité pas du tout et il semblerait même que l’auto gagne en dynamisme.

Et pour cause, l’accélération semble légèrement moins linéaire que sur la version de 270 chevaux, un bon point pour les amateurs de sensations. Par ailleurs, l’exercice du 0 à 100 km/h reste quant à lui inchangé, toujours effectué en six secondes seulement, pour une vitesse maximale limitée électroniquement à 250 km/h. Des performances de haut vol pour cette Peugeot 308 GTi, qui n’ont rien à envier à ses rivales germaniques et tricolores. Cette mécanique est ici associée à une boîte manuelle à six vitesses très agréable à prendre en main et aux rapports très courts, qui apportent encore une touche de dynamisme supplémentaire. Toutefois, la présence d’une transmission automatique EAT8 par exemple n’aurait pas été de trop, notamment au profit du confort au quotidien. Quoi qu’il en soit, piloter cette Peugeot 308 GTi est un vrai plaisir, grâce au petit volant ainsi qu’au train avant très réactif, alors que la direction est quant à elle très bien calibrée, ni trop molle, ni trop rigide.

Profitant d’une plateforme EMP2 aux petits oignons retravaillée avec de nouvelles suspensions notamment, la sportive profite d’une tenue de route incroyable et il faudra vraiment le pousser dans ses derniers retranchements pour la faire dévier de sa trajectoire. Un comportement ultra-sain et rassurant que l’on doit également au différentiel mécanique à glissement limité Torsen placé sur l’essieu arrière ainsi qu’à l’ESP très permissif, mais veillant toujours au grain en cas d’excès de confiance. L’auto vous remet quoi qu’il en soit dans les rails si vous allez un peu trop loin, sans pour autant vous brider et vous pouvez toujours compter sur les freins à quatre pistons pour freiner la cavalerie en cas d’imprévu. En conduite sportive, la motricité et la tenue de route sont donc au rendez-vous, alors que la prise de roulis s’avère quant à elle quasiment inexistante. Aucun risque de vous faire peur donc, il vous suffit de profiter des sensations, ainsi que la sonorité de l’échappement, légèrement revue et très agréable à l’écoute.

En conduite quotidienne, la Peugeot 308 GTi reste très polyvalente, bien qu’un peu ferme parfois. Ses dimensions contenues ainsi que son diamètre de braquage très raisonnable en font une voiture parfaite pour tous les jours et pour aller se faire plaisir sur de belles routes le week-end. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la compacte est également très à l’aise sur de plus longs trajets et notamment sur autoroute, même si le 6e rapport gagnait à être un peu plus long afin d’éviter d’être constamment en surrégime. Du côté de la consommation, celle-ci est affichée à 6,5 litres en cycle mixte, ce qui reste très raisonnable pour une telle sportive, même s’il faut compter un ou deux litres en plus en conditions réelles. Avec des émissions de l’ordre de 169 g/km, comptez un malus écologique conséquent de 2 918 euros tout de même, à prendre en considération dans la facture finale.

Notes et avis sur l’essai de la Peugeot 308 GTi

Catégorie
Note sur 5
Avis Caroom
Esthétique
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Affichant sa sportivité sans être ostentatoire, la Peugeot 308 GTi a tout bon !
Conduite
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Stable, dynamique, mais aussi très polyvalente, elle sait presque tout faire, en distillant toujours des sensations.
Praticité
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Profitant de nombreux rangements, d’une grande boîte à gants et d’un coffre généreux, la compacte peut parfaitement être utilisée au quotidien.
Rapport Qualité/Prix
⭐️⭐️⭐️⭐️
Au vu des belles prestations, le tarif est largement justifié. Seul le malus pourrait assombrir quelque peu le tableau.

Bilan de notre essai de la Peugeot 308 GTi

Définition même de la compacte sportive et polyvalente par excellence, la Peugeot 308 GTi est l’une des meilleures de la catégorie, de par ses performances et surtout les sensations qu’elle distille une fois derrière le volant. Idéale pour aller travailler la semaine et se faire plaisir le week-end, la sochalienne est en réalité presque parfaite et ses rares défauts s’avèrent très simples à oublier une fois que l’on commence à accélérer. Par ailleurs, son prix de départ, affiché à partir de 39 100 euros reste plutôt raisonnable au vu des prestations proposées et seul le malus écologique pourrait faire réfléchir à deux fois avant de se lancer. Quoi qu’il en soit, la sportive demeure une vraie valeur sûre, il n’y a aucun doute là-dessus.

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Julie
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