Lorsque l’on évoque DS, on pense inévitablement à la Citroën DS, berline française emblématique du siècle dernier. Alors, quand on approche la DS 9 on s’attend à retrouver un air de son ancêtre mais au goût moderne. Vous voulez en savoir plus sur elle ? Alors lisez sans plus attendre notre essai auto !
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En choisissant de lancer une berline sur le marché français, DS nage à contre-courant d’autres constructeurs qui tendent à délaisser les berlines au profit des SUV plus appréciées ces dernières années. Ce choix s’explique par le fait que la DS 9 soit développée en premier lieu pour les marchés asiatiques où les berlines sont toujours appréciées, elle est d’ailleurs assemblée en Chine. Ce lieu de production n’en fera pas une berline présidentielle comme son ancêtre la DS. En effet, le président de la République Emmanuel Macron a choisi le DS 7 Crossback pour ses déplacements qui correspond mieux à la politique du Made in France.
Néanmoins, la DS 9 rend hommage à la voiture qui a sauvé le président Charles De Gaulle de l’attentat du Petit Clamart avec les veilleuses positionnées sur le haut de la lunette arrière rappellent les feux comètes de la DS.
Extérieur et design de la DS 9
Cette DS 9 garde la silhouette traditionnelle d’une berline sans céder à un hayon. Elle compte donc 4 portes et une malle arrière. Cette silhouette repose sur des jantes 19 pouces « Versailles ». Le design reçoit optiques avant à l’animation et à la signature lumineuse travaillée, de même que les feux arrière qui adoptent un aspect 3D.
La face avant dispose d’une grande calandre où trône fièrement le logo de la marque DS, le capot reçoit une bande de métal guilloché. Les encadrements de vitres sont chromés et les poignées de portes affleurantes contribuent à donner un style moderne à cette DS 9.
Par ces aspects, la DS 9 se trouve chic dans cette finition Rivoli + et se distingue des autres berlines concurrentes majoritairement germaniques.
De plus, elle se fait remarquer par l’espace qu’elle occupe avec ses 4,93 m de long et 1,93 m de large. Avec ce style difficile de la louper dans la circulation française, surtout dans ce Blanc Nacré Cristal Pearl en option à 1 200 euros.
Poste de conduite et habitabilité de la DS 9 E-TENSE 250
4,93 m permettent à la DS 9 de recevoir un empattement long de 2,90 m ce qui donne de la place dans cet habitacle. Les passagers à l’arrière seront bien accueillis avec des sièges massants chauffants et ventilés. Les appuis tête ont un confort proche d’un coussin qui permet de s’assoupir sans inconfort et la climatisation peut être commandée depuis les places arrière.
L’ensemble de cet habitacle est recouvert du cuir optionnel Opera Rubis facturé 5 250 euros. Pour ce prix, un cuir Nappa rouge est omniprésent. Notre modèle d’essai se voit recouvert du cuir nappa sur les habillages de portières, le volant, le tableau de bord, la console centrale et évidemment les sièges sont en peau. Le ciel de toit n’est pas en cuir mais en alcantara. La grande majorité des matériaux sont flatteurs, ce qui plonge le conducteur et ses occupants dans un habitacle luxueux à la française. Un sentiment renforcé par une horloge BRM qui prend place au centre de la planche de bord mais aussi par des boutons de commandes au dessin travaillé.
En ce qui concerne la technologie de cette DS 9, elle dispose d’un équipement moderne. Elle est dotée d’un combiné d’instruments numériques qui permet d’afficher la navigation, la gestion des carburants et les informations principales relatives à la conduite. Un deuxième écran équipe cet intérieur qui comprend Apple CarPlay et Android Auto et il permet de gérer la climatisation ou le système multimédia de la voiture relié à un système hi-fi du stéphanois Focal comptant 14 haut-parleurs fidèles.
En résumé, c’est un habitacle cossu que propose la DS 9 dans cette version haut de gamme qui peut s’avérer parfaite pour négocier un contrat ou une vente importante.
Que vaut la DS 9 sur la route ? Essai en conduite
Lorsque l’on s’installe à bord de cette DS 9, l’accueil de l’habitacle est réussi. En effet, les sièges sont confortables sans manquer de maintien, la position de conduite se trouve facilement grâce à un large éventail de réglages du siège et de la colonne de direction. Cependant, un bémol se trouve dans l’ergonomie des commandes qui s’avèrent compliquées. Un temps d’adaptation est nécessaire pour s’y familiariser, sans quoi il n’est pas aisé de trouver une fonction en roulant.
Afin de vous aider dans l’utilisation de ce système, DS propose deux rendez-vous pour expliquer aux nouveaux clients comment fonctionnent toutes les commandes du véhicule.
Une fois l’étape de l’installation franchie, le démarrage de la DS 9 E-TENSE 250 se fait silencieux, car cette hybride PHEV (rechargeable) démarre en électrique grâce à son moteur de 110 chevaux et d’une batterie de 15,6 kWh. Ces deux éléments permettent à la berline française de parcourir jusqu’à 70 km (WLTP) sans puiser dans son réservoir d’essence.
Notre essai sur la Côte d’Azur nous a rapidement menés sur voies rapides, l’occasion pour nous d’essayer le mode hybride qui fait le lien entre le moteur essence et l’électrique. Il permet d’utiliser les ressources de manière optimale selon les besoins du véhicule. C’est également le moment de se rendre compte que l’habitacle est très bien insonorisé, la conduite semi-autonome de niveau 2 permet de prendre sereinement l’autoroute et d’avaler les kilomètres. Ces deux éléments réunis font que le conducteur comme les passagers peuvent se détendre sur le chemin de leur destination en écoutant un air de Chopin, l’intérieur Opera s’avère bien nommé.
Le trajet nous a également conduits sur les routes sinueuses du Var ainsi que les traversées des petits villages. Le mode Confort est alors à privilégier afin d’adapter l’amortissement en fonction de la route. En effet, cette DS 9 E-TENSE 250 est dotée d’un ensemble de capteurs permettant de lire la route et d’anticiper le comportement des suspensions en fonction de l’état de la route. La DS 9 est confortable malgré ce système, l’amortissement ne donne pas la sensation d’être sur un matelas comme les suspensions hydropneumatiques anciennement connues chez Citroen.
Lorsque la route s’avère sinueuse, il est surprenant de trouver un comportement aussi bien équilibré avec une bonne tenue de route. La DS 9 n’a pas de vocation sportive dans cette version, mais on se surprend à enrouler les virages à une allure élevée sans crainte. La monte de pneus d’origine en Michelin Pilot Sport 4 ST en 235/45/19 est certainement l’un des éléments conférant cette sensation de sécurité et un certain dynamisme à la berline.
De plus, cette nouvelle version 250 améliore les performances de la berline. Le moteur essence 4 cylindres turbo offre une puissance cumulée de 250 chevaux et 360 Nm de couple. Ce qui lui permet de se déplacer convenablement avec un 0 à 100 km/h en 8,1 secondes et une vitesse de pointe de 240 km/h. Si vous souhaitez plus de punch, la DS 9 existe dans une version plus puissante E-TENSE 4×4 360 qui est aussi plus dynamique.
En réalité, la DS 9 s’avère à l’aise sur de nombreux terrains, en ville grâce à un mode électrique qui sait la faire discrète, sur autoroute grâce à son insonorisation et ses aides à la conduite, sur petites routes en raison d’une direction bien calibrée et d’un châssis équilibré. Elle n’a rien d’un bateau désagréable à gouverner malgré un poids de 1 850 kg.
De plus, la consommation s’avère faible. Sur notre essai menant sur différents terrains et à différentes allures, elle n’a demandé que 6,2 litres pour 100 km. Il est aisément possible de passer sous la barre des 6 litres aux 100 km en usant mieux des différents modes de conduite et du freinage régénératif.
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Bilan de notre essai de la DS 9 E-TENSE 250
La DS 9 E-TENSE 250 est une voiture qui invite à rouler en confort et qui se révèle agréable sur différents terrains. À son volant on s’imagine chauffeur de ministres ou d’hommes d’affaires et à l’arrière on se prend pour ces derniers. L’initiative de lancer également cette berline en Europe est à saluer dans une période où les SUV prennent le dessus. Elle s’avère l’une des dernières représentantes des berlines tricorps tricolores avec sa cousine, la Peugeot 508.
Le haut de gamme à la française se retrouve dans cette motorisation E-TENSE 250 à partir de 58 000 euros en finition Performance Line + et à partir de 60 900 euros en Rivoli + notre version d’essai.
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