Facile à vivre, performante et pétrie de qualités, la BMW i4 a des atouts pour elle. Mais attention à ne pas se tromper sur son pedigree. On fait le point dans ce nouvel essai auto de la BMW i4 M50.
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BMW a été l’un des pionniers de l’électrique grand public, sa citadine i3 ayant fait ses premiers tours de roues il y a près de 10 ans, en 2013. Et si cette dernière vient de tirer sa révérence, la gamme compte désormais l’iX3, l’i4 et tous deux seront bientôt rejoints par les iX1 et i7. Comme tout le monde, la marque a l’hélice prend donc ses dispositions pour que la transition vers une gamme sans thermique (dès 2035) se fasse de la manière la plus douce possible. Et dans cette quête, l’i4 s’inscrit comme l’un des modèles les plus intéressants du lot.
Extérieur et design de la BMW i4 M50
C’est fou comme la configuration d’une voiture joue sur l’impression qu’elle laisse. Une belle peinture (Vert Sanremo ici), de belles jantes (20 pouces, option à 2 000 euros) et la voilà transformée ! Si on pouvait tiquer sur la grande calandre de la Série 4 thermique et les accents bleus de l’i4 d’entrée de gamme, il n’y a rien que le catalogue d’option ne puisse améliorer. Vous l’aurez compris, notre modèle d’essai nous a bien tapés dans l’œil, et pas qu’à nous si l’on en croit les têtes retournées sur notre passage. Pare-chocs légèrement retouchés et calandre pleine mise à part, la BMW i4 est en revanche une copie conforme de la Série 4 Gran Coupé. On retrouve les mêmes optiques, les mêmes proportions et le même look dynamique. Côté gabarit, l’allemande peut intimider au premier regard, mais ses mensurations restent en fait relativement contenues pour la catégorie. Comptez 4,78 m de long pour 1,85 m de large, ce qui la rend compatible avec la plupart des garages et places de parking.
Poste de conduite et habitabilité de la BMW i4 M50
BMW oblige, l’ambiance est plus sérieuse que fantaisiste. La sellerie claire aide beaucoup à rendre le tout plus chaleureux, mais la rigueur germanique reste très présente. Cela est au moins de bon augure pour la qualité de finition, sans faille et faisant appel à des matériaux qualitatifs. La présentation de la planche de bord est pour sa part relativement novatrice pour une BMW, avec la disparition des commandes de climatisation qui migrent directement sur l’écran tactile. C’est plus joli et permet de donner un look épuré à l’habitacle, mais l’ergonomie s’en retrouve bien amputée et choisir le bon réglage en roulant n’en est que plus compliqué. Au moins le bel écran tactile incurvé se montre réactif, facile à appréhender et fluide dans ses transitions.
Côté habitabilité, on retrouve des places avant spacieuses et une amplitude de réglages appréciable pour le conducteur, qui saura quasi à coup sûr trouver une position de conduite parfaite. C’est un peu moins vrai aux places arrière, qui sont assez généreuses pour les jambes mais plus limitées en hauteur. Le style de berline profilée est à ce prix ! Les gabarits moyens y seront tout de même à l’aise, et le coffre raisonnable (470 l annoncés) sera suffisant pour une petite famille, même s’il faut composer avec une hauteur limitée.
Que vaut la BMW i4 M50 sur la route ? Essai en conduite
L’i4 se décline en une version d’entrée de gamme eDrive40 (340 ch) et une plus puissante M50, qui nous intéresse aujourd’hui. Cette dernière combine deux moteurs électriques, un par essieu (c’est donc une quatre roues motrices), pour produire 544 ch et pas moins de 795 Nm de couple en pic. Des valeurs que l’on retrouve normalement sur des super sportives, et en ligne droite c’est bien l’impression que laisse cette M50. Quelle santé ! Le 0 à 100 km/h ? Il est atomisé en 3,9 s seulement, tandis que les reprises sont tout bonnement instantanées. Gare au permis, tant on atteint en toute décontraction des vitesses hautement répréhensibles, sans même s’en rendre compte. Mais il ne faut pas prendre cette grande berline pour une vraie voiture de sport, car sa masse très élevée (2 290 kg à vide annoncés) limite beaucoup ses ardeurs en virage. Que l’on s’entende bien, l’i4 M50 est réellement dynamique et fait preuve d’un joli grip sur chaussée sèche, mais elle n’a pas le tranchant d’une M4. Si on devait la comparer à une thermique, c’est plutôt du côté de la M440i Gran Coupé qu’il faudrait viser. Quant aux Audi e-tron GT et Porsche Taycan, elles restent très loin devant en termes de liaisons au sol et de feeling de conduite. L’i4 M50 fait en outre preuve d’un bon confort au quotidien, avec peu de remontées sèches dans l’habitacle. Aligner les kilomètres à son bord est un bonheur !
L’i4 dispose d’une batterie de 80,7 kWh utiles, ce qui permet à BMW d’annoncer 416 km d’autonomie en usage mixte. Au terme de l’essai, l’ordinateur de bord indiquait 22,7 kWh/100 km de moyenne, après 270 km d’un parcours varié comprenant quelques dizaines de kilomètres en conduite soutenue. Avec un rapide calcul, cela donnerait un peu plus de 350 km d’autonomie entre deux charges dans la vie réelle, ce qui est confortable au quotidien. D’autant plus que l’on peut encore optimiser ce chiffre en faisant de l’éco-conduite. L’i4 accepte 1 kW de puissance en courant alternatif et jusqu’à 205 kW en courant continu, sur une borne compatible.
Notes et avis sur l’essai de la BMW i4 M50
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Avec la bonne configuration, l'i4 peut être vraiment élégante. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Sûre, rapide et avec ce qu'il faut de dynamisme sans oublier le confort, l'i4 s'en sort très bien coté conduite. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | Correctes sans plus, l'habitabilité et la forme du coffre payent la rançon du look profilé. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | Pour une fois, BMW n'a pas trop pris la grosse tête, et les tarifs pratiqués sont honnêtes pour les prestations. |
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Bilan de notre essai de la BMW i4 M50
Fausse sportive mais vraie berline dynamique bien née et bien construite, la BMW i4 M50 est un produit convaincant de bout en bout. Avec une autonomie qui permet de ne pas avoir peur des trajets quotidiens et des performances de premier plan, elle a de quoi séduire. Reste maintenant à choisir entre elle et une Tesla Model 3 Performance, plus avant-gardiste mais pas forcément plus agréable (ni confortable) au quotidien. Notre version M50 s’échange à partir de 73 750 euros, tandis que l’i4 eDrive40 démarre à 59 950 euros.
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