Essai du Hyundai Bayon : le petit nouveau qui voit grand

Essai auto du Hyundai Bayon

Avec le Bayon, Hyundai propose un nouveau SUV pour son entrée de gamme. S’il possède un gabarit sensiblement équivalant au Kona, il s’en démarque par une gamme plus simple mais surtout, un tarif bien plus avantageux. Découvrez notre essai auto du Hyundai Bayon.

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Développé pour le marché européen, le Bayon tire son nom de la ville française de Bayonne, et doit donc se prononcer de la même façon. Nouvelle porte d’accès dans le monde des SUV du Coréen, le Bayon se place donc sous le Kona, comme en témoigne sa plateforme reprise de la citadine i20 (le Kona est bâti sur le châssis de l’i30). Ce choix lui donne accès à une gamme moteur moins large qui ne comprend ni hybride (rechargeable ou non) ni électrique. Aussi, il n’a pas la possibilité de s’équiper d’une transmission intégrale, ce qui ne devrait pas trop lui manquer pour séduire les clients.

Sous le capot, vous aurez donc le choix entre un 4-cylindres atmosphérique de 84 ch (surtout là pour abaisser le prix d’accès) ainsi qu’à un 3-cylindres turbo de 100 ch bénéficiant de l’injection directe et d’une micro-hybridation. Bien plus moderne, ce dernier vous permet de profiter d’une boîte manuelle à 6 vitesses (5 vitesses sur le 4-cylindres) ou d’une unité automatique à double embrayage et 7 rapports (en option).

Extérieur et design du Hyundai Bayon

Si certains constructeurs se plaisent à jouer aux poupées russes avec leurs différents modèles, ce n’est assurément pas le cas de Hyundai. Ainsi, ce Bayon a droit à un design unique que l’on ne pourra confondre avec aucun autre.

Vu de face, il se démarque avec un regard à double étage, avec des feux de jour reliés par une fine entrée d’air, ainsi que par une large calandre noire laquée. Avec la partie haute du pare-chocs plongeante, la proue semble bulbeuse. Au contraire, l’arrière, bien plus découpé, forme une ligne brisée vue de profil.

Les larges feux en forme de boomerangs sont reliés par une bande réfléchissante. La lunette arrière se trouve prolongée visuellement par un large bandeau noir brillant. Comme à l’avant, on trouve un sabot couleur aluminium pour renforcer le côté aventurier des villes de ce petit SUV (il mesure 4,18 m, soit à peine 3 cm de moins que le Kona). Dans le même esprit, les passages de roues ont droit à leurs contours en plastique brut.

Poste de conduite et habitabilité du Hyundai Bayon

Une fois installé derrière le volant, l’originalité est moins de mise puisque l’on retrouve la planche de bord de la Hyundai i20. Si visuellement, l’ensemble ne prête pas le flanc à la critique, il est dommage que la seule couleur semblant être autorisée soit le noir. Le tout paraît robuste mais les plastiques employés sont uniformément durs. La concurrence fait mieux sur ce point.

Les compteurs numériques (à partir du deuxième niveau de finition Intuitive) sont placés derrière le volant à 4 branches. Fonctionnel, il ne se trouve heureusement pas surchargé de commande. Positionnée en hauteur, la dalle tactile de belle dimension (10,25 pouces) permettant de contrôler son smartphone via Android Auto ou Apple CarPlay fait partie de la dotation d’origine en finition Creative. Pratique, il possède aussi des touches de raccourcis sensitives. Sur les versions inférieures, il faut se contenter d’une taille plus modeste (8 pouces), voire d’un simple écran monochrome sur la version de base. Enfin, la climatisation bénéficie de commandes dédiées, un bon point pour la praticité au quotidien.

À bord du Bayon, la place ne manque pas, que l’on soit installé à l’avant ou à l’arrière. Avec un empattement de 2,58 m, identique à l’i20, les jambes des passagers assis sur la banquette trouveront suffisamment d’espace pour ne pas se sentir à l’étroit. De même, la garde au toit sera suffisante pour une personne d’1,80 m. Les sièges profitent d’une assise moelleuse préservant le séant sur les longs trajets. On pourra regretter une surface vitrée se réduisant à l’arrière pouvant donner un léger sentiment d’enfermement pour les plus sensibles. Un sentiment renforcé par les vitres teintées de notre exemplaire.

Côté coffre, le Bayon fait figure de bon élève de la catégorie grâce à ses 411 litres. Une excellente valeur compte tenu de sa taille le plaçant parmi les SUV urbains les plus courts (un Peugeot 2008 de 4,30 m se contente de 410 litres alors qu’un Kona, de 4,21 m est limité à 374 litres).

Que vaut le Hyundai Bayon sur la route ? Essai en conduite

Volant en main, le Hyundai Bayon donne le sourire. Il est bien aidé par son poids contenu de 1 220 kg lorsqu’il est, comme ici, équipé du 3-cylindres 1.0 T-GDi 100 associé à la boîte auto DCT 7.

Si les performances ne sont pas foudroyantes, elles restent tout à fait suffisantes en usage quotidien. La boîte à double embrayage bien gérée permet de s’affranchir du creux présent sous les 1 500 tr/min, bien plus perceptible avec l’unité manuelle. S’insérer dans le flot de circulation ou doubler ne pose aucun problème et ne réclame pas d’anticipation démesurée.

Faisant toujours preuve d’une grande douceur, elle dispose en outre de plusieurs modes de conduite : Eco, Normal et Sport. Le mode Normal suffira la plupart du temps alors que le mode Eco favorise la récupération d’énergie (rendue possible grâce à la micro-hybridation 48V) et le mode roue libre afin d’optimiser la consommation. En Sport, elle devient nettement plus réactive et peut même tomber plusieurs rapports au freinage. Cependant, et quel que soit le mode choisi, la boîte aura tendance à faire grimper le petit 1.0 dans les tours plus que nécessaire à chaque accélération un peu franche. Pourtant, le couple de 172 Nm s’effondre au-dessus de 4 000 tr/min, ce qui rend inutile toute augmentation du régime moteur démesurée.

La masse limitée du Bayon lui permet aussi de proposer un comportement routier enjoué. Les mouvements de caisse sont bien limités et permettent de passer de virage en virage avec aisance. Cela est aussi permis par un amortissement rigoureux que certains pourraient trouver trop ferme. En effet, quelques raccords de chaussée et autres plaques d’égout peuvent se faire sentir plus que de raison. En ville, le Bayon profite d’un rayon de braquage limité, bien aidé par son gabarit réduit. La direction, précise sur route, fait preuve d’une grande douceur permettant de manœuvrer sans effort.

Pour vous aider au quotidien, le petit Hyundai Bayon a droit à de nombreuses aides à la conduite. L’offre s’avère déjà complète dès la finition de base Initia avec régulateur/limiteur de vitesse, aide au maintien dans la voie, feux de route intelligents, freinage d’urgence autonome avec reconnaissance des piétons et cyclistes et reconnaissance des panneaux. Si vous désirez bénéficier de la conduite semi-autonome de niveau 2, avec notamment un régulateur de vitesse adaptatif, c’est possible, mais il faut alors opter pour le haut de gamme Executive.

Notes et avis sur l’essai du Hyundai Bayon

Catégorie
Note sur 5
Avis Caroom
Esthétique
⭐️⭐️⭐️
Le Bayon possède un look qui ne plaira pas forcément à tout le monde mais qui a le mérite de ne pas ressembler à la concurrence.
Conduite
⭐️⭐️⭐️⭐️
Grâce à un châssis bien réglé, un moteur volontaire et une boîte de vitesses douce et réactive, le Bayon est agréable à mener. On pourra regretter un confort un peu ferme.
Praticité
⭐️⭐️⭐️
Le coffre est logeable et les rangements suffisants. La modularité est en revanche un peu basique.
Rapport Qualité/Prix
⭐️⭐️⭐️⭐️
Le Bayon est bien moins cher que le Kona pour des prestations pas si éloignées. La concurrence est souvent bien plus onéreuse.

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Bilan de notre essai du Hyundai Bayon

Arrivant sur un segment très concurrentiel, le Hyundai Bayon avance de sérieux arguments : une habitabilité et un coffre suffisants, un comportement routier enjoué et une dotation à la hauteur. S’il ne laisse que peu de choix sous le capot, le 1.0 T-GDi 100 de notre essai s’en sort honorablement.

Il n’est pas parfait pour autant avec notamment un confort qui pourrait être plus soigné ou encore une présentation intérieure qui mériterait plus de couleur. Toutefois, le Bayon profite d’un tarif bien étudié.

S’il démarre à 18 150 euros, il faut compter 20 150 euros pour bénéficier du moteur 3-cylindres turbo bien plus recommandable. La dotation d’origine se veut déjà complète dès la version de base (Bluetooth, climatisation manuelle, aides à la conduite…), mais il faut opter pour le deuxième niveau de finition Intuitive (+ 2 450 €) pour avoir droit à un écran tactile. Les principaux équipements modernes sont alors présents avec notamment Apple CarPlay et Android Auto, des compteurs numériques ou encore un radar de recul.

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Jean-Baptiste TRICHOT
Publié par
Jean-Baptiste TRICHOT
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