Et un de plus ! Présenté il y a quelques mois, le Symbioz est le nouveau SUV compact de Renault destiné aux familles à la recherche d’un modèle raisonnable et pragmatique. Va-t-il se faire une place au sein de la gamme du losange ? Et surtout, va-t-il plaire aux automobilistes alors qu’il se positionne dans un segment plus que concurrentiel ? Toutes les réponses avec notre essai auto complet du nouveau Renault Symbioz !
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Le Renault Symbioz s’ajoute comme le huitième modèle surélevé à la gamme Renault. Certains y verront un simple phénomène de mode, mais il est indéniable que cette stratégie semble fonctionner, tant les SUV continuent de plaire aux acheteurs. Cette catégorie de véhicules est largement tête des ventes en France. Toutefois, une question légitime se pose : qu’apporte de nouveau le Renault Symbioz ? Reposant en grande partie sur la base du Renault Captur, le Symbioz cherche à attirer ceux qui ont besoin de plus d’espace. Nous avons testé la version haut de gamme Iconic pour découvrir si le Symbioz parvient à se distinguer du Captur.
Extérieur et design du Renault Symbioz
Le Renault Captur a récemment bénéficié d’un restylage majeur, notamment avec une nouvelle signature visuelle en forme de demi-losange sur la face avant. Mais en observant l’avant du Renault Symbioz, il est difficile de le distinguer de son prédécesseur : capot, bouclier et projecteurs sont presque identiques à ceux du Captur. C’est en poursuivant l’examen que les nouveautés se révèlent.
De profil, les différences deviennent plus évidentes. Bien que les deux modèles partagent un empattement de 2,64 mètres, le Symbioz affiche une ligne de toit distincte, influencée par un porte-à-faux arrière plus prononcé. Ce design plus rectiligne confère au Symbioz une allure plus imposante.
Si l’avant du Symbioz est presque un copier-coller du Captur, l’arrière, en revanche, se distingue nettement. Le Symbioz arbore un hayon vertical et des feux arrière à LED totalement inédits. Au final, le design du Symbioz se veut homogène, là où le Captur restylé mélange les influences de différentes époques du design Renault pour arriver à un résultat moins fluide.
Poste de conduite et habitabilité du Renault Symbioz
À l’intérieur, le Renault Symbioz reprend la planche de bord du Captur, une configuration éprouvée. On retrouve ainsi un tableau de bord numérique de 10,3 pouces personnalisable et un écran central de 10,4 pouces, associé au système multimédia Open R Link avec l’interface Google, offrant l’accès à Google Maps, Google Assistant et au Google Play Store.
Malgré la montée en puissance du tout tactile, Renault conserve quelques commandes physiques pour des fonctions essentielles, comme la climatisation. Une autre fonctionnalité appréciable est le bouton Safety Switch permettant de mémoriser ses réglages d’aide à la conduite pour y revenir rapidement après chaque démarrage.
Le toit panoramique Solarbay est également un atout du Symbioz, apportant une grande luminosité à l’intérieur. Ce toit en verre n’a pas besoin de store manuel ou électrique, utilisant à la place une technologie de cristaux liquides pour moduler l’opacité. Il est important de noter que cette option n’est pas disponible sur le Captur, étant réservée aux modèles Symbioz, Scénic ou Rafale.
Passons maintenant à l’une des caractéristiques notables du Symbioz : ses dimensions. Si l’empattement reste inchangé, la longueur totale passe à 4,41 mètres contre 4,24 mètres pour le Captur.
On pourrait croire que cet allongement se traduit par un espace intérieur plus généreux. Toutefois, l’utilisation du même empattement implique que l’espace à l’arrière reste inchangé. Si le Captur vous semble déjà un peu juste à ce niveau, il faudra plutôt opter pour un Scénic ou un Austral. En revanche, le volume du coffre bénéficie de cette augmentation, atteignant 492 litres avec la banquette reculée, et 624 litres lorsqu’on avance les sièges arrière de 16 cm. L’augmentation de la taille du coffre est la principale amélioration en termes d’habitabilité.
Que vaut le Renault Symbioz sur la route ? Essai en conduite
Le Renault Symbioz est proposé exclusivement avec la motorisation E-Tech 145 Full Hybrid lors de son lancement. À ce jour, Renault n’a pas annoncé d’autres options de motorisation thermique ou GPL, contrairement au Captur.
Cette motorisation hybride de 145 chevaux s’appuie sur un moteur thermique atmosphérique de 1,6 litre développant 90 chevaux, associé à une boîte de vitesses intégrant deux moteurs électriques. En ville, cette configuration permet de rouler fréquemment en mode tout électrique, grâce à une batterie de 1,2 kWh, particulièrement lorsque l’accélération est modérée. C’est en milieu urbain que ce moteur se montre le plus plaisant, offrant une conduite souvent électrique en anticipant bien les décélérations pour maximiser la récupération d’énergie.
La transition entre les modes électrique et hybride est fluide et sans à-coups lorsque le moteur thermique se met en marche. Cependant, en sortant des limites de la ville et en demandant plus de puissance au Symbioz, un manque de dynamisme se fait sentir, ce qui est surprenant pour un véhicule de 145 chevaux. La boîte automatique, dotée de seulement quatre rapports pour le moteur thermique, semble parfois hésitante, surtout lorsqu’on sollicite le moteur de manière plus énergique. De plus, le bruit du moteur se fait entendre dès que l’on appuie généreusement sur l’accélérateur. Heureusement, le poids contenu du Symbioz, inférieur à 1 500 kg, compense en partie ces limitations.
Ce poids permet au Symbioz d’offrir un bon compromis en termes de confort de suspension. Le SUV absorbe bien les irrégularités de la route tout en restant stable dans les virages lorsque le rythme s’accélère. La direction est précise, bien que les pneus Michelin Primacy atteignent rapidement leurs limites, favorisant l’efficience plutôt que la performance.
En ce qui concerne la consommation, Renault annonce une moyenne de 4,7 l/100 km. Lors de notre essai sur un parcours varié, nous avons relevé une consommation légèrement supérieure à 6 l/100 km. Avec des émissions de CO2 de 105 g/km, le Symbioz échappe au malus écologique en France.
Bilan de notre essai du nouveau Renault Symbioz
Le Renault Symbioz se rapproche beaucoup du Captur sur le plan technique. Cependant, ses dimensions plus généreuses le placent dans le segment C. Son comportement routier similaire à celui du Captur n’est pas un inconvénient, car le Captur est déjà un SUV équilibré.
Le Symbioz joue un rôle stratégique pour Renault en comblant un vide dans la gamme. Pour ceux qui ne souhaitent pas passer à l’électrique, il n’y avait jusqu’à présent aucun modèle intermédiaire entre le petit Captur et le grand Austral. Avec sa taille intermédiaire, le Symbioz propose désormais une alternative intéressante au Scénic E-Tech.
Le Renault Symbioz est proposé à partir de 34 900 euros en finition Techno. La version Esprit Alpine commence à 36 400 €, tandis que la version Iconic, que nous avons testée, débute à 37 900 euros.
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