Co-développée par Daimler et le groupe chinois Geely, la nouvelle Smart #3 est le 2e modèle de la nouvelle gamme du constructeur sino-allemand. Mais que vaut cette nouvelle arrivante, qui se pare cette fois-ci du badge Brabus ? La réponse dans notre essai auto !
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Vous connaissez sans doute déjà bien Smart, la marque fondée en 1994 sous l’impulsion de la marque de montres Swatch et en collaboration avec Mercedes. Et vous pensez sans aucun doute aux petites voitures deux ou quatre places que l’on retrouve en masse dans les grandes villes du monde entier, et notamment à Paris. Et pour cause, le constructeur a fait sa réputation au fil des années grâce à ses célèbres ForTwo et ForFour, qui viennent tout juste de quitter la gamme après plusieurs décennies de carrière. Mais cela ne s’est pas fait en une fois. Et pour cause, avant leur départ, les deux petites citadines ont connu plusieurs évolutions, devenant notamment des modèles 100 % électriques, amorçant alors un véritable tournant pour la firme. À l’époque, cette dernière appartenait alors uniquement au groupe Daimler, qui n’est autre que la maison-mère de Mercedes. Mais les choses ont changé, alors que la firme était en difficulté et menacée de disparition.
Ainsi, elle fut en partie rachetée par le groupe chinois Geely, qui possède déjà un large catalogue de marques, dont Volvo, Polestar, Lotus ou encore Lynk & Co. Autant dire que ce changement apporte un vent d’air frais pour Smart, qui avait de toute façon prévu de devenir un constructeur 100 % électrique, alors que cela deviendra obligatoire en Europe. Mais voilà qu’il peut désormais compter sur le savoir-faire de l’entreprise chinoise dans ce domaine, puisque cette dernière en est devenue une véritable experte au fil des années. C’est donc dans ce contexte que Smart a opéré une importante transition, avec le lancement de son premier modèle conçu sur-mesure pour sa nouvelle motorisation électrique. Il s’agit de la Smart #1, qui prend la forme d’un SUV urbain au design totalement inédit et qui a rapidement été suivi par une seconde auto un peu plus tard. C’est ainsi qu’est née la nouvelle #3, qui fut officiellement dévoilée en avril 2023 lors du salon de Shanghai, en Chine.
Cette dernière se décline en plusieurs versions, distinctes, dont une qui a été retravaillée par les équipes du préparateur Brabus. Et c’est justement cette variante dont nous avons pu prendre le volant durant notre essai. Une déclinaison plus sportive du SUV coupé, qui n’est désormais plus produit en France mais en Chine, ce qui a impliqué la fin du bonus écologique de 4 000 euros. Mais que vaut cette nouvelle arrivante dans la gamme ? Pour le savoir, nous avons donc pu la prendre en mains pendant plusieurs jours. Découvrez notre essai complet dès maintenant !
Extérieur et design de la Smart #3
Souvenez-vous, il y a encore quelques années, les voitures de Smart affichaient un style tout en courbes et en rondeurs, qui ne plaisait pas forcément à tout le monde, il faut bien l’admettre. Et c’était tout particulièrement le cas pour les premières générations, tandis que les dernières étaient un peu plus agressives. Mais avec le lancement de la nouvelle #1, les choses ont très fortement évolué, et les créations de la firme ont adopté un design plus mature et un peu plus abouti. Et bien évidemment, nous retrouvons cette philosophie dans le look de la #3, qui reprend sans surprise certains attributs de sa petite sœur. À commencer par sa face avant, qui se veut simple et sans fioritures. Le but ? Optimiser l’aérodynamisme, avec un Cx (coefficient de traînée) affiché à seulement 0,27, ce qui reste relativement raisonnable. On le doit notamment à la calandre pleine, qui laisse tout de même une petite partie ouverte afin de refroidir un minimum le moteur électrique.
Juste au-dessus, nous découvrons une signature lumineuse que l’on connaît déjà bien, qui s’étend sur toute la largeur de la voiture et qui nous rappelle notamment celle de sa rivale, la Volkswagen ID.3. De profil, le nouveau SUV électrique affiche une silhouette assez dynamique, avec son toit légèrement incliné sur la partie arrière, de même que sa lunette arrière. En ce qui concerne les dimensions, ces dernières sont assez généreuses, avec une longueur de 4,40 mètres, soit 13 centimètres de plus que sa petite sœur. La largeur est quant à elle annoncée à 1,84 mètre pour une hauteur de 1,55 mètre. Cette nouvelle Smart #3 reste alors un beau bébé, qui se positionne sur le même segment que son cousin technique, le Volvo EX30. Enfin, la partie arrière rappelle quant à elle l’avant, avec là encore les feux allongés et arrondis, reliés entre eux par une fine bande lumineuse. À noter enfin que la version Brabus se distingue par des éléments spécifiques, tels qu’une prise d’air sur le capot ainsi que des logos spécifiques.
Poste de conduite et habitabilité de la Smart #3
Après ce rapide premier tour du propriétaire, il est maintenant temps de nous installer à bord de la nouvelle Smart #3 Brabus, dont le poste de conduite a été dessiné par les équipes de Daimler. Dès le premier coup d’œil, on remarque le dessin global de la planche de bord, qui est plutôt agréable à regarder et qui nous rappelle évidemment les productions de Mercedes. C’est notamment le cas de la console centrale, qui apporte une touche d’originalité à l’ensemble. Cette dernière est en plus assez pratique et fait la part belle aux rangements, puisque le sélecteur de boîte de vitesses est quant à lui installé sur la colonne de direction. De quoi nous rappeler la marque à l’étoile, ainsi que Tesla, entre autres. On note également que la majorité des commandes boutons ont disparu, au profit de commandes désormais intégrées dans l’écran tactile. Ce dernier affiche des dimensions assez généreuses, avec une diagonale de 12,8 pouces.
Il est compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil, mais il demande tout de même un certain temps d’adaptation avant de bien être pris en mains. Et pour cause, son ergonomie est assez moyenne, même si les graphismes sont très agréables et colorés. Il est associé à un petit combiné numérique de 9,2 pouces, qui est lui-même complété par un affichage tête-haute de 10 pouces projeté directement sur le parebrise et très facile à lire. De manière plus globale, le poste de conduite est très agréable et étonnement spacieux par rapport au gabarit de la voiture. En effet, cette dernière affiche un empattement assez généreux de 2,79 mètres, permettant d’accueillir pas moins de cinq passagers à son bord. À l’arrière, l’espace aux jambes et à la tête est assez grand, tandis que le conducteur ainsi que les passagers profitent de sièges réglables électriquement et chauffants. Enfin, le volume de coffre est compris entre 370 et 1 160 litres lorsque la banquette est rabattue.
Que vaut la Smart #3 sur la route ? Essai en conduite
À l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de deux versions qui sont disponibles dans la gamme de la nouvelle Smart #3. La première est alors dotée d’un seul moteur électrique développant 268 chevaux installé à l’arrière, tandis que la version Brabus revendique quant à elle pas moins de 423 équidés. C’est donc sur cette déclinaison que nous avons jeté notre dévolu lors de notre prise en mains, alors que cette dernière se positionne comme une voiture sportive, puisqu’elle a été signée par le préparateur attitré de la marque. Ce qui lui permet alors de rivaliser frontalement avec la future Abarth 600e, déjà dévoilée mais encore en cours de développement à l’heure actuelle. Pour mémoire, la nouvelle Smart #3 affiche un couple maximal de 543 Nm, qui est évidemment disponible immédiatement, dès que l’on presse la pédale d’accélérateur. Ce qui permet alors à la sportive de réaliser le 0 à 100 km/h en seulement 3,7 secondes, pour une vitesse maximale de 180 km/h.
Au total, ce ne sont pas moins de quatre modes de conduite qui sont proposés sur la sportive électrique, allant du plus confortable au plus sportif, qui permettent de jouer sur divers paramètres tels que la fermeté de la direction ou encore la réponse de l’accélérateur. Notre préférence ira plutôt vers la configuration Brabus la plus radicale, qui offre une accélération tout bonnement bluffante. À noter que cette dernière profite d’une fonction Launch Control qui vaut le détour. Vous l’avez donc compris, cette Smart #3 est une vraie sportive, mais qu’en est-il de son comportement général sur la route ? Eh bien c’est là que les choses se compliquent un peu. Et pour cause, si le SUV reprend la plateforme SEA du Volvo EX30, il se révèle en fait nettement moins dynamique à l’usage. Et tout particulièrement sur les routes très sinueuses, où la prise de roulis reste assez importante.
Sans doute cela s’explique-t-il par l’amortissement assez souple, même si ce dernier est pourtant assez ferme sur certaines aspérités de la route. Ce qui a alors tendance à nuire quelque peu au confort général des occupants, notamment de ceux qui ont le dos un peu fragile. Dommage donc, car cette voiture reste tout de même assez agréable à conduire en ville, plutôt qu’à un rythme vraiment soutenu, malgré son positionnement sportif. Sur les trajets du quotidien, on appréciera tout particulièrement la régénération au freinage, qui peut quant à elle être réglée sur deux niveaux, mais via l’écran tactile uniquement. On regrette en effet que Smart n’ait pas fait le choix de proposer des palettes directement sur le volant, comme sur la Peugeot E-3008 ou sur la Kia EV6, entre autres. Cela aurait nettement amélioré la prise en mains globale de la voiture, qui pêche en ce qui concerne l’ergonomie.
Autre point qui nous a quelque peu déçus, le freinage. Ce dernier est en effet assez moyen, surtout en comparaison avec la puissance de la voiture. Heureusement, cette dernière compense par une dotation technologique et d’aides à la conduite assez généreuses, qui inclut notamment la conduite autonome de niveau 2 ou encore l’assistant dans les embouteillages. En revanche, certaines sont un peu trop intrusives à notre goût, telles que le système anti-collision ainsi que l’alerte de survitesse, avec des signaux sonores très agaçants. En ce qui concerne la batterie, cette dernière affiche une capacité de 66 kWh sur notre version Brabus, ce qui lui permet de parcourir jusqu’à 415 kilomètres selon le cycle d’homologation WLTP. Il faut alors compter une trentaine de minutes pour passer de 10 à 80 % sur une borne rapide en courant continu, à une puissance de 150 kW. Enfin, le SUV électrique n’est plus éligible au bonus écologique, en raison de sa fabrication en Chine et non plus en France.
Notes et avis sur l’essai de la Smart #3
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La Smart #3 affiche un style moderne et qui ne passe pas inaperçu ! |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Dommage que le dynamisme ne soit pas à la hauteur des attentes |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Le SUV affiche un bel espace intérieur et se révèle assez pratique à l’usage dans l’ensemble |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Débutant à partir de 49 815 euros, la Smart #3 Brabus reste tout de même assez chère, mais elle est bien équipée |
Bilan de notre essai de la nouvelle Smart #3
Avec sa nouvelle #3, Smart nous offre une proposition intéressante sur de nombreux points, notamment dans sa version Brabus dont nous avons pu prendre le volant. Si son style apporte vraiment un vent de fraîcheur dans le catalogue de la marque, le SUV électrique affiche en plus des performances de haut vol en termes d’accélération. Dommage cependant qu’il manque globalement de dynamisme en ce qui concerne son comportement. On déplore aussi des aides à la conduite un peu trop présentes, tandis que l’écran tactile manque de praticité et d’ergonomie générale. Espérons que Smart apporte quelques petites corrections à cette voiture, qui possède tout de même du potentiel pour séduire.
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