Renouvelé en 2021, le Kia Sportage a fait peau neuve. Plus sérieux, plus cossu mais toujours tourné vers la famille, il se montre des plus agréables gréés de la motorisation hybride simple de 230 ch. Découvrez dès maintenant notre essai auto du SUV sud-coréen !
Écoutez cet essai en podcast 🎧
Le Sportage est à Kia ce que le Tucson, son cousin germain, est à Hyundai : un SUV compact qui se veut pratique et à même de transporter une petite famille, sans faire d’histoires. Modèle important s’il en est, le Sportage n’est rien de moins que la Kia la plus vendue en France. Il s’en est en effet écoulé 13 480 exemplaires en France en 2022, en hausse de 116 % comparé à 2021, où la fin de vie de la précédente génération et les séquelles du Covid ne l’ont pas aidé. Toujours est-il qu’il est revenu au meilleur de sa forme et avec des motorisations à la page, puisque toutes électrifiées à différents niveaux. S’il existe des blocs essence et diesel micro-hybride (150 et 136 ch respectivement), ainsi qu’un essence hybride rechargeable de 265 ch à l’autre extrémité de l’offre moteur, c’est vers la proposition intermédiaire hybride simple de 230 ch que nous nous sommes tournés.
Extérieur et design du Kia Sportage
Mais extérieurement, il n’y a guère que le petit badge sur la malle de coffre ou la présence éventuelle d’une trappe de recharge qui met la puce à l’oreille quant à la motorisation qui prend place sous le capot. Tous les Kia Sportage partagent en effet la même plastique acérée en totale rupture avec la précédente génération. On trouve beaucoup de traits de carrosserie, des arêtes saillantes, une signature lumineuse agressive à l’avant comme à l’arrière… Le Sportage s’affirme et met le paquet pour séduire. Il reste malgré tout quelques lourdeurs selon les angles choisis, avec des volumes parfois maladroits, mais l’ensemble procure tout de même son effet sur la route, même un an et demi après sa présentation. Quant aux jantes, elles affichent 17 ou 18 pouces, comme ici, et l’on en viendrait presque à vouloir du 19, voire 20 pouces, tant les arches de roues sont imposantes. Enfin, Kia laisse le choix entre des peintures unies ou biton, avec un toit contrasté en noir.
Poste de conduite et habitabilité du Kia Sportage
L’intérieur marque lui aussi un tournant dans le design Kia, avec une toute nouvelle présentation qui s’est depuis généralisée dans les récents Niro et EV6. La planche de bord tournée vers le conducteur s’articule autour de deux grands écrans juxtaposés, l’un pour le combiné d’instrumentation, l’autre, tactile, pour le système d’infodivertissement. Ce dernier s’avère fluide et suffisamment réactif, mais le logiciel n’est pas sans reproches. L’arborescence des menus demande un petit temps d’adaptation et la présentation générale des icônes et du GPS paraît un peu datée. Mais pas de quoi bouder le reste de l’habitacle, qui offre une bonne ergonomie avec un mix boutons physiques/touches tactiles bien pensé. La pratique barre de raccourcis tactiles en bas de la console centrale permet de commander le multimédia et la climatisation, avec des mollettes crantées pour les fonctions les plus utilisées. Le tout est réalisé dans des matériaux de bonne facture, en tout cas sur notre finition haute GT-Line Premium, et les ajustements ne souffrent pas la critique.
Les passagers profitent d’assez d’espace pour envisager les longs trajets avec sérénité, et les sièges comme la banquette sont confortables sur plusieurs centaines de kilomètres. Le coffre est pour sa part donné pour 587 l de capacité de chargement, mais l’impression d’espace sous tablette n’est pas transcendante. Au moins ladite tablette est souple (elle se range en s’enroulant sur elle-même), ce qui permet de tricher un peu en hauteur.
Que vaut le Kia Sportage sur la route ? Essai en conduite
Aucune surprise au volant du SUV coréen, qui répond présent là où on l’attend. Sage dans son comportement, il se montre plutôt confortable et prévenant avec ses occupants, de sorte que l’on est rarement chahuté à bord. Avec un centre de gravité haut perché, il dispose de barres antiroulis assez raides et cela se ressent sur irrégularités via des mouvements transversaux, le haut du corps ayant tendance à osciller de droite à gauche. Mais rien de rédhibitoire et aligner les kilomètres à son bord reste agréable la vaste majorité du temps.
La motorisation hybride simple qui associe un 4-cylindres turbo essence et un moteur électrique est elle aussi très douce. Le passage d’une énergie à l’autre est bien souvent imperceptible, sauf quand la boîte de vitesses automatique à 6 rapports décide de faire des siennes. Lente et peu réactive, il n’est pas rare qu’elle choisisse de tenir les rapports au point que le bloc thermique ne devienne un peu trop sonore. Pourtant, avec 230 ch et 350 Nm de couple cumulé, il n’a pas besoin d’évoluer haut dans les tours pour que le Sportage se meuve efficacement, sauf dans une montée avec une forte pente. De quoi se rendre compte que l’insonorisation pourrait être un peu plus soignée, notamment sur autoroute. Et tant que le chapitre des doléances est ouvert, citons les aides à la conduite, limites horripilantes tant elles sont intrusives et accompagnées de divers bips stridents. Pas idéal pour rester calme et posé au volant ! On peut heureusement désactiver la plupart via (de trop longues manipulations) l’écran central mais certaines se réactivent à chaque démarrage. Une bonne chose que le maintien de voie puisse se couper via une touche sur le volant. En dehors de ça, le Sportage dispose de bonnes idées, comme une caméra d’angles morts qui s’affiche à la place des compteurs à chaque fois que les clignotants sont activés.
Côté consommations enfin, le Kia Sportage est un exemple typique de voiture à hybridation simple. Comprenez que sur l’autoroute, il ne faut vraiment pas s’attendre à des miracles et que la moyenne se situera entre 8,5 et 9,5 l/100 km suivant que vous rouliez seul(e) ou avec des bagages et des passagers. En revanche le Sportage se montre vraiment frugal sur le réseau secondaire, où il saura se contenter d’à peine plus de 6 l/100 km de moyenne. Idem en ville où l’on peut même descendre en dessous de 5 l/100 km grâce à de nombreuses phases où l’on ne se meut qu’à la force de l’électrique. Le système gère admirablement la charge de la petite batterie de 1,5 kWh, qui reprend des forces grâce aux freinages et au moteur thermique qui dédie parfois une partie de sa cavalerie pour servir de générateur, si bien que le boost électrique est toujours présent en cas de forte accélération.
Notes et avis sur l’essai du Kia Sportage
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️ | Kia l’a joué clivant, mais le Sportage a le mérite de ne pas ressembler à autre chose sur la route. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Le Sportage hybride se situe dans la bonne moyenne en tout. Il pourrait toutefois s’améliorer sur ses consommations autoroutières et disposer d’aides à la conduite plus finement calibrées. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | L’habitacle du coréen est suffisamment spacieux pour une petite famille et correctement fini. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | Les Kia n’ont plus rien de bon marché, mais l’équipement pléthorique du Sportage justifie son prix, par ailleurs dans la moyenne du segment. |
Envie d’un Kia Sportage au meilleur prix ?
Achetez-le moins cher avec Caroom !
Bilan de notre essai du Kia Sportage
En voilà un qui ne fait pas de vague. Le Kia Sportage est le genre de voiture du quotidien bien sous tous rapports, sans grosses lacunes et avec juste assez d’excentricité pour attirer l’œil. En version hybride simple, il s’échange à partir de 39 190 euros (46 190 € pour notre version GT-Line Premium) et il s’est montré convaincant après 10 jours de vie commune. On est loin de l’achat coup de cœur, mais c’est une solide proposition pour qui veut une auto familiale et bien équipée. Choisissez le Sportage qui vous convient dès maintenant !
82 personnes ont trouvé cet article utile
Cela vous a été utile ?
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article
Avant de publier votre commentaire, relisez-vous (orthographe, clarté) et vérifiez si la réponse n’est pas déjà dans l’article. Pour obtenir une réponse utile, donnez du contexte à votre situation. Courtoisie et bienveillance exigées.