Essai du Suzuki S-Cross (2022) : petit SUV, grande capacité

Essai auto du Suzuki S-Cross

Le S-Cross s’est transformé visuellement fin 2021, mais sa recette reste la même : proposer un bon rapport prix/prestation, qui lui permet de tirer son épingle du jeu. Découvrez sans plus attendre notre essai auto du nouveau Suzuki S-Cross.

Quand Suzuki a présenté son nouveau S-Cross, impossible de le confondre avec l’ancien. Mais ce ravalement de façade n’a pas été accompagné par une refonte totale de ses entrailles, puisque le nouveau venu repose exactement sur la même base que celui qu’il remplace. Il ne faut donc pas s’attendre à une révolution au volant, mais le japonais a plus d’un tour dans son sac.

Extérieur et design du Suzuki S-Cross

De profil, on peut reconnaître la silhouette et la forme des portières de l’ancien S-Cross. Mais à part ça, c’est le grand chambardement : Suzuki semble ne pas avoir pas épargné un centimètre carré de carrosserie ! À l’avant, la calandre s’agrandit et les phares s’affinent, tandis que le pare-chocs devient plus massif, intégrant un sabot de protection bien visible en partie basse. L’arrière est lui aussi totalement transformé, en perdant son côté arrondi pour un style plus droit et massif. La signature lumineuse en trois parties n’est pas sans rappeler ce que fait Peugeot, tandis qu’un bandeau noir vient relier les feux. Comme à l’avant, un imposant ski de protection court le long du pare-chocs.

Poste de conduite et habitabilité du Suzuki S-Cross

L’habitacle dispose lui aussi de son lot de nouveautés, notamment au niveau de la console centrale qui évolue en profondeur. Un nouvel écran multimédia prend place tout en haut, tandis que les aérateurs sont désormais placés en dessous. C’est peu, mais ça permet au S-Cross de se moderniser un peu, alors que le reste de la cabine n’est pas des plus actuels. Entre les compteurs à aiguilles et la présentation assez austère, le nippon n’est pas très porté sur la fantaisie. Il se rattrape au niveau de l’habitabilité, généreuse pour seulement 4,30 m de long. Les passagers arrière sont plutôt bien lotis niveau garde au toit et espace aux jambes, ce qui compense l’assise un peu haute et les matériaux employés franchement basiques, même en finition haute. Le dossier de la banquette est inclinable sur deux positions assez proches, ce qui ne change pas grand-chose pour la généreuse capacité du coffre, annoncée à 430 litres.

L’équipement est pour sa part complet et l’entrée de gamme intègre de série le régulateur adaptatif, les optiques à LED, la caméra de recul ainsi que diverses aides à la conduite comme l’alerte de franchissement de ligne, le freinage d’urgence automatique ou encore la lecture des panneaux de signalisation. Le nouveau système d’infodivertissement est un bonus appréciable face à l’ancien, mais il n’est pas au niveau de ce que fait la concurrence directe. Un peu lent, graphismes datés, GPS qui manque de réactivité… Son utilisation est relativement ergonomique, mais les latences constatées sont un peu frustrantes.

Que vaut le Suzuki S-Cross sur la route ? Essai en conduite

Une fois sur route, le S-Cross offre, comme la majorité des Suzuki, des prestations correctes mais pas irréprochables. Le confort est décent mais pas moelleux : l’amortissement prodigue toujours quelques trépidations et les gros chocs sont sèchement absorbés, tandis que la suspension est assez sonore. Rançon de cette insonorisation un peu légère, les bruits d’air sont également bien marqués dès 90 km/h et carrément envahissants aux allures autoroutières. Mieux vaut donc bannir les longs trajets, un peu fatigants. La direction dispose pour sa part d’une consistance un peu aléatoire et les remontées d’informations sont sporadiques : quand l’adhérence est précaire, il n’est pas rare de se rendre compte que l’auto a déjà glissé de quelques centimètres avant de le sentir dans le volant.

De son côté le 1.4 micro-hybride (seule motorisation disponible pour l’instant) fait bien le job, avec des performances correctes vu que ses 129 ch n’ont pas plus de 1,3 tonne à tirer. La boîte automatique de notre modèle d’essai s’est montrée assez douce et se fait oublier la plupart du temps, mais il existe plus rapide dans la catégorie. En revanche là où le S-Cross brille, c’est qu’il peut être affublé d’une efficace transmission intégrale, qui le rend apte à bien motricer sur des chemins ou sur la neige. Un vrai bonus qui reste assez rare dans la catégorie et qui lui permet de gagner en polyvalence.

Notes et avis sur l’essai du Suzuki S-Cross

Catégorie
Note sur 5
Avis Caroom
Esthétique
⭐️⭐️⭐️
On ne peut pas dire que c’est un canon de beauté, mais le S-Cross a bien meilleure allure que son prédécesseur.
Conduite
⭐️⭐️
On n’achète pas un S-Cross pour se faire plaisir au volant, mais la transmission intégrale est un plus pour les montagnards.
Praticité
⭐️⭐️⭐️
Spacieux eu égard de son gabarit, le Suzuki est pratique en ville mais logeable pour une petite famille.
Rapport Qualité/Prix
⭐️⭐️
Il faut vraiment avoir besoin de l’équipement et de la transmission intégrale pour justifier le tarif du S Cross.

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Bilan de notre essai du Suzuki S-Cross

Avec un prix d’entrée fixé à 27 090 euros, le Suzuki S-Cross est plutôt bien placé. Mais quand l’on navigue vers les finitions un peu plus attractives ou que l’on souhaite une boîte automatique, la barre des 30 000 euros est assez vite franchie et dans ce cas-là, la concurrence devient assez rude (Nissan Qashqai, Kia Sportage etc.). Là où il tire son épingle du jeu, c’est que la finition la plus haute, gréée de la transmission intégrale, est disponible contre 34 190 euros. Là le rapport de force s’inverse et la S-Cross devient attractif, en se montrant polyvalent, pratique et bien équipé. À condition, toujours, que les trajets autoroutiers effectués à son bord restent épisodiques.

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Jay Cee
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Jay Cee
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