Sur le fond parfaitement identique à son frère Enyaq iV, c’est sur la forme que le Skoda Enyaq Coupé iV change. Une question de goût, donc, pour ce qui reste une auto très recommandable pour une famille. Découvrez le nouveau modèle dans notre essai auto.
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Les SUV coupés ont le vent en coupe. Concrètement ils ne servent à rien, mais la proposition initiée par BMW avec le X6 en 2008 a fait des émules au point que tous les constructeurs essayent aujourd’hui d’en avoir au moins un dans leur gamme. Le but ? Proposer un style à mi-chemin entre un SUV classique, haut sur patte mais avec une carrosserie plus profilée, qu’on appelle à tort « coupé » alors qu’elle est bien souvent affublée de 4 ou 5 portes. Dans le cas d’une motorisation électrique, d’aucuns seraient tentés d’argumenter qu’une silhouette moins imposante qu’un SUV classique joue pour l’efficience, mais la garde au sol surélevée est déjà un non-sens énergétique majeur, aussi c’est surtout au look que profite ce nouveau sous-segment automobile.
Extérieur et design du Skoda Enyaq Coupé iV
Tout est dit, donc, pour ce Skoda Enyaq Coupé qui reprend exactement les traits de son frère jumeau pour la partie avant, en venant lui accoler une partie arrière plus fuyante. Si les SUV Coupés ne sont pas toujours les plus harmonieusement proportionnés, le Tchèque dispose d’une silhouette assez homogène, avec des volumes plaisant à l’œil. Le moyen de distinguer les deux, de face, au premier coup d’œil ? Le Coupé peut recevoir, en option sur les finitions classiques et de série sur la version RS, une calandre illuminée baptisée Crystal Face. Enfin, sachez que toutes les versions de l’Enyaq Coupé sont disponibles en version Sportline, qui remplace tous les chromes extérieurs par du noir laqué. À vous de faire votre choix ! Les jantes affichent 19 pouces de série et peuvent aller jusqu’à 21 pouces, en option.
Poste de conduite et habitabilité du Skoda Enyaq Coupé iV
La réputation de Skoda n’est plus à faire en matière d’habitacle, la marque ayant opéré une très grosse montée en gamme au cours des 15 dernières années. Au point même de dépasser la marque phare de la maison mère : l’Enyaq est mieux fini que les Volkswagen ID.4 et ID.5, que nous avons également essayés. Et surtout, Skoda a fait le choix de proposer des ambiances cosy faisant la part belle à des matériaux valorisants, allant du tissu au cuir en passant par la suédine ou encore la laine. Le cuir brun de notre modèle d’essai confère même un aspect chic au SUV, un peu comme peut le proposer Volvo. Oui, il y a toujours des plastiques durs en partie basse de l’habitacle, mais la qualité des assemblages et la plupart des matériaux sont assez valorisants. Et pour ne rien gâcher, tous les Enyaq Coupé sont dotés de série d’un immense toit vitré panoramique qui court jusqu’au-dessus des passagers arrière.
De quoi aérer encore un peu plus un habitacle déjà vaste, comme d’habitude chez Skoda. Aucun problème de place peu importe le gabarit à l’avant comme à l’arrière, et la bonne nouvelle est que le coffre ne souffre pas de la carrosserie coupé. En effet, ce dernier conserve un large hayon qui ouvre sur une soute de 570 l de contenance, soit seulement 15 l de moins que l’Enyaq classique. Imperceptible à l’usage ! S’il y a un vrai point noir à relever en revanche, c’est au niveau du système d‘infodivertissement. Comme dans la grande majorité des autos du groupe Volkswagen, il est fréquemment sujet à des bugs divers, allant de problème de connexions avec les appareils sans-fil au refus de produire du son alors que le lecteur multimédia est lancé, le GPS peut se montrer très imprécis dans son guidage… Bref, son utilisation n’est pas une partie de plaisir, surtout avec la mauvaise ergonomie induite par toutes les commandes tactiles pour des fonctions de base comme la climatisation, le son ou l’éclairage. Et pour désactiver les aides à la conduite, il faut longuement pianoter sur l’écran et obligatoirement passer par une confirmation pour chaque aide, ce qui n’est pas pratique ni même sécuritaire en roulant.
Que vaut le Skoda Enyaq Coupé iV sur la route ? Essai en conduite
Heureusement, le reste de la conduite est bien plus paisible. Un adjectif à propos puisque l’Enyaq Coupé iV n’a rien de l’engin particulièrement dynamique. Il est bien aidé par une direction précise et consistante, mais il dispose de réglages châssis très orientés confort et sécurité. L’amortissement piloté DCC (une option), permet de choisir entre 16 tarages différents pour les amortisseurs, mais même au plus raide, le pompage reste présent sur route bosselée et quand le rythme augmente. Autant donc apprécier l’Enyaq Coupé à rythme sénatoriale, où il se montre confortable sauf sur les grosses saignées. D’ailleurs, privilégiez les jantes de 19 pouces de série plutôt que les 20 ou 21 pouces optionnelles. Ces dernières sont esthétiques mais elles ont aussi tendance à beaucoup rebondir sur les aspérités et ça se sent dans l’habitacle.
Pas de surprise au niveau motorisation puisque l’on retrouve exactement la même chose que dans les autres voitures reposant sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen. Les batteries vont de 58 à 77 kWh, tout comme l’on trouve des modèles propulsion ou transmission intégrale. Nous avons opté pour le milieu de gamme, la version 80 offrant 204 ch et 310 Nm de couple, forcément associée à la batterie de 77 kWh. L’ensemble est bien dimensionné pour l’Enyaq et se montre suffisamment performant au quotidien. La batterie offre jusqu’à 520 km d’autonomie d’après le cycle d’homologation WLTP, comptez donc entre 400 et 450 km en étant raisonnable avec l’accélérateur et en usant du mode de récupération d’énergie (position B sur le sélecteur de vitesse). Dommage que ce dernier ne soit pas paramétrable. La batterie accepte jusqu’à 135 kW de puissance de charge en courant continu (bientôt 170 kW après une mise à jour) et 11 kW sur une wallbox.
Notes et avis sur l’essai du Skoda Enyaq Coupé iV
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | L’Enyaq Coupé a du style sans sacrifier son côté pratique. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Rien d’excitant à se mettre sous la dent mais les prestations routières sont tout à fait honorables. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Point fort des Skoda, l’espace à bord est géant et la qualité de finition au rendez-vous. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Faire mieux qu’un ID.5 pour moins cher, voilà le crédo de l’Enyaq Coupé iV. |
Bilan de notre essai du Skoda Enyaq Coupé iV
On peut foncer les yeux fermés sur ce Skoda Enyaq Coupé iV, qui est d’autant plus recommandable qu’il a le bon goût de s’échanger contre des tarifs plus contenus que ses concurrents directs. Il démarre ainsi à 48 010 euros, soit 3 430 € de plus qu’un Enyaq iV classique mais aussi 3 000 € moins cher qu’un Volkswagen ID.5, pourtant moins valorisant. Pour notre version d’essai 80, comptez 53 350 euros avant option. Notez que l’équipement de base est déjà fourni, avec entre autres une climatisation automatique bi-zone, une clé mains libres, le toit panoramique, un volant chauffant, la navigation, une sono 8 haut-parleurs… Bref, de quoi se faire une configuration appréciable pour moins de 60 000 euros, et ainsi profiter du bonus étatique de 2 000 € accordé aux voitures électrices jusqu’à la fin de l’année (puis ramené à 1 000 € à partir de janvier 2023).
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