Une nouvelle chimie de batterie, plus de puissance et une nouvelle finition valorisante : il y a toutes les raisons de se laisser tenter par le Skoda Enyaq millésime 2024. Découvrez notre essai auto de la version 85x du SUV électrique.
Fin 2023, Skoda annonce une mise à jour majeure de son premier SUV électrique, l’Enyaq. La version 80 devient ainsi 85 (ou 85x, quand il est quatre roues motrices) grâce à quelques améliorations techniques. Le nouveau moteur électrique étrenné par la berline Volkswagen ID.7 est ainsi repris par la marque Tchèque, avec à la clé un gain de puissance substantiel sur certaines versions. Le tout sans entamer l’autonomie, qui progresse même grâce à un nouveau fournisseur ainsi qu’une chimie un peu différente pour les cellules de la batterie. Le tout pour un prix qui ne bouge pas d’un kopeck puisque Skoda a décidé de remplacer purement et simplement la version 80 par la 85 dans sa gamme, sans modification de l’étiquette ! Histoire que le changement soit aussi visible à l’œil nu, une nouvelle finition haute Laurin & Klement fait également son apparition au catalogue, apportant son lot de fraîcheur.
Extérieur et design du Skoda Enyaq 85x
Disponible en version SUV coupé ou SUV plus conventionnel, comme ici, l’Enyaq mesure 4,65 m de long pour 1,88 m de large (1,62 m de haut) et est bien proportionné. Il n’y a pas un angle avec des volumes étranges et malgré la ceinture de caisse très haute qui limite le vitrage, il garde une fière allure.
La finition Laurin & Klement s’accompagne de quelques détails contrastés gris au niveau des pare-chocs avant et arrière, de jantes spécifiques (20 pouces de série, 21 en option, comme sur les photos) et invite des LED sur sa calandre qui s’illumine dès que le contact est mis ou qu’on déverrouille la voiture. Enfin, un badge au niveau des ailes avant vient rappeler que l’on est en présence de la finition la plus cossue disponible.
Intérieur et habitabilité du Skoda Enyaq 85x
Un constat immédiatement visible à l’intérieur, qui accueille ses occupants avec une belle sellerie en cuir. Elle existe en noir, mais le beige proposé sans supplément a notre préférence, car il apporte une vraie luminosité dans l’habitacle. Pour augmenter encore cet effet, on peut opter pour le toit ouvrant panoramique à 1 050 euros. L’Enyaq Coupé est pour sa part livré d’office avec un immense toit vitré fixe qui baigne l’habitacle de lumière en permanence.
Finition haute oblige, l’Enyaq Laurin & Klement est très bien équipé : on trouve pêle-mêle l’affichage tête haute à réalité augmentée, la hi-fi Canton, les sièges avant massants, ventilés et chauffants (sièges arrière chauffants également), les phares LED matriciels… Bref, on ne manque de rien pour voyager en toute décontraction. On apprécie également de trouver un système multimédia repensé avec un logiciel plus simple, plus clair dans ses menus et bien servi par une dalle tactile de 13 pouces réactive. Le GPS embarqué, un peu lent à donner ses instructions et parfois en retard sur l’affichage de la position de la voiture par rapport aux intersections, dispose en revanche, c’est nouveau, d’un pré-conditionneur de batterie.
En clair, entrez n’importe quel trajet long dans le GPS et pour chaque recharge planifiée au fil des kilomètres, la voiture s’arrangera pour trouver les bornes les plus rapides tout en faisant en sorte que la batterie soit à sa température optimale afin d’accepter un maximum de puissance de la borne, et ainsi écourter le temps de charge. Malin et très pratique quand la température frise le 0, comme lors de l’essai en terre autrichienne.
Finalement, le seul gros point noir concerne l’ergonomie très portée sur le tactile, en particulier quand il s’agit d’aller régler les aides à la conduite. Il faut pianoter sur l’écran tactile, aller dans des menus et sous-menus avec l’obligation, pour les plus énervantes d’entre elles, de les désactiver à chaque redémarrage. Dommage pour ceux qui n’aiment pas la conduite assistée !
Que vaut le Skoda Enyaq 85x sur la route ? Essai en conduite
En passant de 80 à 85, l’Enyaq milieu de gamme affiche 285 ch, en deux comme en quatre roues motrices. De quoi le rendre alerte et à l’aise en à peu près toutes circonstances, là où la version 80 de 204 ch pouvait parfois paraître un peu juste. Et comme l’Enyaq n’est de toute manière pas sportif, opter pour la version RS de 340 ch n’est franchement pas indispensable, car hormis gagner une seconde sur le 0 à 100 km/h (5,5 s pour le RS contre 6,6 s au 85x), la sensation au volant est identique !
Côté châssis, le bon choix est d’opter pour la suspension pilotée DCC optionnelle, livrée dans un pack. Cette dernière permet de régler la dureté de l’amortissement selon les modes de conduite ou même de sélectionner manuellement l’une des 14 positions possibles, et ainsi de s’offrir une voiture à la carte, très souple ou au contraire mieux maintenue dans les virages. D’autant que le pack inclut aussi la direction à démultiplication variable, qui procure un sentiment d’agilité supplémentaire au volant.
Pour le reste, l’Enyaq est tout ce que l’on attend d’une familiale : pratique, généreux à l’intérieur, confortable et pas trop sujet aux bruits d’air et de roulements aux allures légales.
Côté recharge, la nouvelle chimie de batterie employée sur le 85x permet de gagner en puissance pour atteindre 175 kW (135 kW pour la version 85 propulsion). L’Enyaq est ainsi véloce pour regagner de l’autonomie sur des bornes compatibles, d’autant que le pré-conditionneur s’occupe d’optimiser la température de la batterie pour écourter encore les pauses recharges. Skoda annonce jusqu’à 537 km d’autonomie sur le cycle d’homologation WLTP, souvent optimiste.
Dans les conditions de froid intense de l’essai, la consommation s’est stabilisée à 21,6 kWh/100 km de moyenne sur un parcours mixte, soit environ 350 km d’autonomie dans la vie réelle. Un bon score, car on peut facilement retrouver 15 à 20 % d’autonomie en plus avec des températures plus clémentes.
Notes et avis sur l’essai du Skoda Enyaq 85x
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Bien proportionné, disponible en deux carrosseries et mis en valeur sur les finitions hautes, l’Enyaq est agréable à l’œil. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Tout faire bien et sans chichi, voilà le credo du Tchèque. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | Il n’y a guère que la gymnastique imposée à chaque démarrage pour couper les aides à la conduite que l’on ne veut pas qui vient entacher un tableau autrement positif. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Sans défauts majeurs et correctement placé en tarif, l’Enyaq tire son épingle du jeu. |
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Bilan de notre essai du Skoda Enyaq 85x
Difficile de ne pas se montrer positif quand on évoque le premier SUV électrique de Skoda. L’Enyaq est bien né, technologiquement à jour, valorisant comparé à son cousin technique Volkswagen ID.4, spacieux, performant… Bref c’est tout ce que l’on cherche pour une auto tournée vers la famille et qui n’a pas peur de faire de la route. Il donne envie de voyager, ce que les versions les plus pointues 85x et RS facilitent grâce à la recharge très rapide en 175 kW. L’Enyaq 85x s’échange à partir de 55 780 euros, mais il faut compter 66 140 € pour notre version d’essai en finition Laurin & Klement.
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