Dacia frappe fort en 2025 avec le lancement du Bigster, son nouveau SUV familial prêt à détrôner tous ses concurrents. Mais que vaut-il vraiment ? Découvrez-le dans notre essai auto complet du Dacia Bigster en version Hybrid 155 !
Avec le lancement du Bigster, Dacia bouscule une nouvelle fois les lignes du marché automobile. Après avoir conquis l’Europe avec le Duster depuis 2011, best-seller des SUV compacts à prix serré, la marque roumaine vise désormais plus grand. Littéralement. Le Bigster s’impose comme un SUV familial de segment C, à la fois spacieux, efficient et abordable, animé ici par une motorisation hybride de 155 chevaux. Mais que vaut ce grand SUV sur la route ? Nous avons pris son volant en Provence pour vérifier si Dacia parvient à conserver son ADN low cost dans un véhicule de plus en plus ambitieux.
Extérieur et design du Dacia Bigster
Avec ses 4,57 mètres de long, le Dacia Bigster vient jouer dans la cour des grands. C’est simple : il est désormais plus proche, en gabarit, d’un Peugeot 5008 que d’un Duster. Pourtant, Dacia promet de conserver l’essence de ce qui a fait son succès : proposer l’essentiel, sans superflu, à un prix compétitif. Ce changement d’échelle s’accompagne d’un changement de positionnement. Le Bigster n’est plus une alternative bon marché dans le monde des SUV, il entend désormais devenir un vrai choix rationnel pour les familles à la recherche d’un véhicule polyvalent et moderne, mais accessible, autrement dit les consommateurs malins qui souhaitent l’essentiel à un prix juste.
Visuellement, il reprend les recettes maison avec un style robuste et franc, inspiré de l’univers outdoor. La face avant, marquée par la nouvelle signature lumineuse en Y, impose une forte personnalité. Les passages de roues noirs, les protections en plastique brut et la garde au sol généreuse confèrent au Bigster un air d’aventurier. Dacia ne tente pas d’imiter les modèles premium : elle assume une approche fonctionnelle, baroudeuse, presque utilitaire dans certains choix esthétiques notamment à bord. Et c’est précisément cette honnêteté stylistique qui séduit.
Poste de conduite et habitabilité du Dacia Bigster Hybrid 155
L’intérieur du Dacia Bigster témoigne d’un vrai progrès dans la présentation. Si les matériaux restent simples, l’ergonomie est soignée et les rangements nombreux. La planche de bord est lisible, avec un grand écran central de 10 pouces placé à bonne hauteur, intégrant Waze nativement. Les touches physiques pour la climatisation et le volume sont maintenues, un bon point pour la facilité d’usage au quotidien.
L’habitabilité est l’un des grands atouts de ce modèle. La position de conduite est assez basse par rapport au reste de l’habitable, et allongée, ce qui conviendra aux grandes personnes, l’amplitude de réglages du siège permet aussi aux personnes plus petites d’être à l’aise. À l’arrière, même les adultes de grande taille trouveront leurs aises, grâce à une excellente longueur aux jambes et une garde au toit généreuse. Quant au coffre, il frôle les records du segment avec une capacité de 702 litres en configuration cinq places, extensible à plus de 2 000 litres une fois les dossiers rabattus. Ce volume est d’autant plus remarquable que la batterie du système hybride n’empiète pas sur l’espace disponible. Mention spéciale au système YouClip qui permet de fixer divers accessoires dans l’habitacle, du crochet au porte smartphone. Ici Dacia viendra concurrencer facilement Skoda dont la promesse est toujours un argument.
Dacia n’a pas oublié d’ajouter quelques touches de modernité dans son offre : hayon électrique, climatisation automatique bi-zone (une première pour la marque), connectivité améliorée, mais aussi une application mobile dédiée pour optimiser le rangement du coffre.
Que vaut le Dacia Bigster sur la route ? Essai en conduite
C’est avec la version hybride de 155 chevaux que nous avons découvert le modèle lors des eTrophées de l’AMAM (association de médias auto et moto). Le Dacia Bigster repose sur la plateforme CMF-B, bien connue chez Renault, qui apporte un vrai gain en comportement routier. Les suspensions filtrent efficacement les irrégularités de la chaussée, sans tomber dans la mollesse excessive. En courbe, le roulis reste relativement bien contenu malgré la taille de l’engin. Avec le développement de SUV électriques dynamiques, les mouvements de caisses sont plus marqués, on aurait aimé un peu plus de tenu, mais cela aurait certainement dégradé le confort. La direction, bien que manquant un peu de consistance, notamment en mode de conduite Eco, se montre suffisamment précise pour un usage familial, le Bigster n’a en réalité aucune vocation sportive mais plutôt pratique.
Le bloc E-Tech hybride combine un moteur essence 1.8 litre à un moteur électrique et une batterie de 1,4 kWh. L’ensemble développe 155 chevaux transmis aux roues avant via une boîte automatique à crabots, sans embrayage. En ville, la part de roulage en mode électrique est bluffante. Jusqu’à 80 % des trajets urbains peuvent s’effectuer sans solliciter le thermique, de manière fluide et silencieuse. Et sur route, le système gère intelligemment la transition entre les différentes sources d’énergie, avec des phases de récupération d’énergie bien calibrées à la décélération.
À l’usage, la mécanique privilégie la douceur plutôt que la vivacité. Le Bigster n’est pas un foudre de guerre, mais il assure des relances suffisantes pour les usages quotidiens, y compris à pleine charge. Mais lorsque l’on accélère en grand, l’étagement de la boîte de vitesses a tendance à faire hurler le moteur thermique du Bigster. Sur notre parcours mixte, comprenant ville, départementale vallonnée et un tronçon d’autoroute, la consommation moyenne s’est établie à 4,8 l/100 km, remarquable puisque nous avons fortement sollicité le véhicule, avec différents conducteurs sur plus de 500 km de conduite mixte, autoroute, bouchons parisiens et route de campagne à allure soutenue. Un excellent score pour un SUV de cette taille, qui permet d’éviter le malus écologique (CO2 entre 104 et 107 g/km selon la configuration).
Avec un prix de départ fixé à 29 700 euros pour cette version hybride, le Dacia Bigster se place bien en dessous des standards habituels du segment. Le modèle essayé, mieux équipé, grimpe à 31 700 €, ce qui reste très compétitif face à des rivaux souvent plus chers de 8 000 à 10 000 € à finition équivalente. Pour les budgets encore plus serrés, une version essence 1.2 TCe mild hybrid de 140 chevaux est proposée dès 24 990 €. Elle constitue une alternative intéressante pour ceux qui roulent peu ou privilégient la simplicité mécanique.
Enfin, une déclinaison 4×4 est également proposée avec une motorisation plus puissante et hybride, pour ceux qui cherchent une vraie polyvalence, particulièrement appréciée à la montagne avec des conditions de neige fréquentes.
Le Bigster illustre une transformation profonde de Dacia. Après avoir longtemps incarné le strict minimum automobile, la marque fait désormais preuve d’une ambition nouvelle. Plus grande, plus technologique, plus confortable, cette nouvelle offre ne renie pas pour autant ses fondamentaux. La simplicité d’usage, l’espace à bord et la modération budgétaire restent au cœur de la proposition.
La version hybride de 155 chevaux apparaît comme le meilleur compromis de la gamme. Elle permet de rouler efficacement et économiquement au quotidien, sans les contraintes de recharge d’un modèle 100 % électrique. Et surtout, elle donne au Bigster une véritable cohérence, en phase avec son gabarit, ses prétentions familiales et les exigences écologiques contemporaines.
En misant sur une hybridation douce, un équipement généreux, et un design affirmé, Dacia réussit son pari : offrir un grand SUV familial à un tarif enfin raisonnable. Une formule qui risque de faire du bruit sur un segment où les prix ont flambé ces dernières années.
Notes et avis sur l’essai du Dacia Bigster
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Une sorte de grand Dacia Duster, puisqu’il reprend les mêmes codes stylistiques. C’est donc une réussite, même si de l’arrière le profil lui donne un effet sac à dos. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Ni démonstratif en accélération, ni silencieux, ni très dynamiques, le Dacia Bigster est une voiture ayant pour principal avantage son rapport prestations/prix. Il ne faut pas s’attendre à une voiture séduisante à la conduite, mais les consommations maîtrisées et l’absence de bonus écologique en font un bon choix. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | L’espace aux jambes à l’arrière est plus que convenable, les passagers avant sont bien installés dans des sièges chauffants. Et même le coffre est gigantesque. C’est une réussite |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Moins de 30 000 euros pour un SUV familial et hybride, c’est devenu presque mission impossible. Seulement le Vitara peut lui opposer une concurrence, mais pour le même prix il offre quatre roues motrices contre un intérieur plus daté. |
Bilan de notre essai du Dacia Bigster Hybrid 155
Le Dacia Bigster ne révolutionne pas la catégorie, mais il en redistribue les cartes. À ceux qui pensaient qu’un SUV spacieux, hybride et bien équipé devait forcément coûter plus de 35 000 euros, Dacia apporte un démenti cinglant. Ce modèle confirme que la montée en gamme de la marque est réelle, sans tomber dans le piège du premium inutile. Une évolution maîtrisée, qui pourrait bien faire du Bigster le nouveau pilier de la gamme Dacia. Vous hésitez entre cette version du SUV roumain et une autre ? Pour vous aider à bien choisir votre Dacia Bigster, découvrez notre guide d’achat complet !
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