Essai du Suzuki Jimny : petit, mais robuste

Essai auto du Suzuki Jimny

Dévoilé lors de la dernière édition du Mondial de Paris, le nouveau Suzuki Jimny a tout de suite charmé par son adorable bouille. Mais sur la route, ça donne quoi ? Nous avons voulu en prendre le volant pour le savoir. Découvrez notre essai auto du Suzuki Jimny.

Plus de cinquante ans déjà que le Jimny est né, arrivé sur le marché en 1970 avec une première génération basée sur le On360, conçu par la société japonaise HopeStar, alors que les droits de fabrication ont ensuite été rachetés par Suzuki quelques années plus tard. Par la suite, c’est une autre version, baptisée Samurai qui fit son arrivée et qui aura notamment servi d’inspiration à l’actuelle et 4e mouture du petit baroudeur asiatique, renouvelé en 2018 à l’occasion du Mondial de Paris. On se rappelle de l’accueil très enthousiaste de la presse et du public, alors que la précédente variante commençait sérieusement à prendre de l’âge, du haut de ses 21 ans. Un âge très avancé, tandis que la majorité des autos sont renouvelées au bout de quelques années seulement, afin de toujours rester dans le coup.

Mais ce Suzuki Jimny semble être au-dessus de toutes ces considérations en ce qui concerne les tendances et demeure donc fidèle à lui-même, conservant sa philosophie très « roots » qui a fait son succès. Toutefois, le petit 4X4 a tenu à se moderniser avec notamment un tout nouveau style, l’un de ses principaux atouts, au même titre que ses capacités en conduite off-road bien connue des amateurs. Autant d’arguments qui lui ont permis de rencontrer un franc succès dès sa présentation, mais surtout de bien remplir son carnet de commandes, avec pas moins de 500 réservations rien que pour le mois d’octobre. Un record pour la marque, qui avait alors tout bonnement signé son meilleur mois depuis dix ans. Le début d’une belle success-story pour ce petit baroudeur, qui possède le grand avantage de ne pas vraiment avoir de concurrence sur le marché actuellement.

Extérieur et design du Suzuki Jimny

Impossible de parler du Suzuki Jimny sans évoquer son look, puisque c’est avant tout pour cette raison qu’il aura été l’une des stars de ce Mondial de l’auto. Il faut dire que celui-ci ne laisse personne indifférent, qu’on l’aime ou au contraire, que l’on n’apprécie pas vraiment ses lignes très cubiques. Celles-ci n’ont toutefois pas été choisies au hasard, puisque les designers ont puisé leur inspiration dans le look du Suzuki Samurai, version destinée à l’Europe de la 2e génération du Jimny, produite entre 1995 et 1998. Un hommage très réussi, qui se traduit donc par des traits caractéristiques, notamment au niveau de la face avant, avec sa calandre à cinq fentes agrémentée de deux optiques rondes, venant terminer un capot plat. À l’arrière, les traits s’avèrent là encore très bruts, dénués d’une once d’élégance, mais cela va très bien au petit 4X4, qui recherche avant tout la simplicité, sans aucune fioriture. Un parti-pris assumé, mais qui devrait plaire aux inconditionnels du petit baroudeur.

D’ailleurs, l’adjectif petit est ici un doux euphémisme pour parler de ce Suzuki Jimny, puisqu’avec une longueur située sous la barre des 3,50 mètres, sans compter la roue de secours, difficile de faire plus compact. Un autre aspect qui rend ce baroudeur ultra adorable, lui donnant un air très trapu et bien campé sur ses roues, avec sa garde au sol surélevée, de l’ordre de 21 cm. Ses petites roues de 15 pouces lui vont parfaitement et viennent habilement compléter son look, qui nous donnerait presque l’impression d’être au volant d’un jouet grandeur nature. Du côté de la personnalisation, ce Suzuki Jimny propose un choix de teintes très sympathique, qui rend l’ensemble encore plus jovial et feel good. Parmi les différentes propositions, notons en effet le Kinetic Yellow, ainsi que le plus discret, mais non moins joli Brisk Blue métallisé de notre modèle d’essai. Enfin, les plus discrets pourront quant à eux opter pour le beige Chiffon Ivory ou encore le vert Jungle Green.

Poste de conduite et habitabilité du Suzuki Jimny

Oubliez tous les SUV tendances du moment, qui misent sur une surenchère de cuir et de technologies en tout genre pour séduire la clientèle et surtout se démarquer sur un marché saturé. Le Suzuki Jimny a décidé quant à lui de prendre une tout autre voie en restant fidèle à lui-même, sans céder aux sirènes de la mode, mais en toute cohérence avec sa philosophie initiale. Ne cherchez donc pas les matériaux haut de gamme dans cet habitacle, puisque celui-ci est majoritairement composé de plastiques durs, donnant à l’ensemble un caractère très « roots ». Forcément, ça ne plaira pas à tout le monde, mais là n’est pas le but, alors que le baroudeur assume à 100 % son caractère. Mais ce parti-pris s’explique sans aucun doute également par la volonté de réduire les dépenses et d’abaisser au maximum le prix de ce Jimny. Logique donc de retrouver des sièges recouverts de tissu, au maintien et au confort plus que relatif, ainsi qu’un intérieur plutôt dépouillé.

Pourtant, l’habitacle n’en est pas pour autant épuré, puisque la planche de bord est parsemée de nombreux boutons dans ce poste de conduite un peu à l’ancienne. Si cela peut sonner comme un retour en arrière, ça fait aussi du bien, à l’heure des écrans toujours plus gros et présents. Ici, seul un petit écran tactile prend place au centre du poste de conduite, au design quelque peu daté, mais compatible avec Apple CayPlay et Android Auto. On lui reprochera tout de même un certain manque de réactivité et d’ergonomie. Celui-ci est alors associé à un combiné analogique standard, afin là encore de ne pas faire flamber les prix. Du côté de l’habitabilité, celle-ci est plus que restreinte, du fait notamment de l’empattement de 2,25 mètres seulement. Les places arrière sont à réserver à des déplacements très courts de manière ponctuelle en raison de l’espace réduit. Avec un volume oscillant entre 85 et 377 litres une fois les sièges rabattus, le coffre est quant à lui l’un des plus petits du segment et permet difficilement de partir loin.

Que vaut le Suzuki Jimny sur la route ? Essai en conduite

Si vous vous jetez parfois un œil à la gamme des dernières nouveautés à voir le jour, vous vous êtes sans aucun doute déjà rendu compte que la plupart multiplient les motorisations, d’autant plus à l’heure de l’électrification. Une tendance que l’on retrouve notamment chez Ford et plus particulièrement avec le Kuga, ne proposant pas moins de cinq alternatives. Avec son Jimny, Suzuki a fait le choix complètement opposé, puisqu’une seule offre est ici disponible, à savoir le 1,5 litre VVT développant quelque 102 chevaux pour 130 Nm de couple. Une gamme volontairement réduite afin une fois encore de limiter les coûts de développement pour la marque, actuellement la plus rentable au monde pour cette raison. Toutefois, cette motorisation ne s’avère pas vraiment ancienne, puisqu’elle vient en remplacement du quatre cylindres 1,3 litre, jusqu’alors proposé sur la précédente génération. Une petite évolution qui permet au baroudeur de rester dans l’air du temps sans pour autant faire trop d’investissements donc.

Si les 102 pouvaient sembler légers, il ne faut pas oublier que le poids plume du petit baroudeur, de l’ordre d’une tonne environ n’est pas franchement difficile à tracter, même si l’ensemble est un peu mou au démarrage. Sans surprise, et grâce à son gabarit plus que réduit, c’est en ville que le 4X4 se sent le plus à l’aise, d’autant plus que sa garde au sol très élevée nécessite une conduite douce. Et pour cause, la prise de roulis à haute vitesse est extrêmement importante, alors que la stabilité est quant à elle quasiment inexistante, avec une prise au vent également élevée. Un défaut qui portera notamment préjudice au confort, en particulier sur autoroute, tandis que l’insonorisation gagnerait à être retravaillée en profondeur. La suspension reste quant à elle un peu trop ferme, mais pas assez pour limiter la prise de roulis en conduite quotidienne. On apprécie toutefois le diamètre de braquage de seulement 9,8 mètres, permettant de faciliter l’ensemble des manœuvres et notamment le stationnement.

En réalité, c’est surtout sur les petites routes de montagne que vous aurez le plus de chances de croiser ce Suzuki Jimny, idéal pour tous ceux vivant à la campagne et dans des lieux où les routes sont escarpées et le climat difficile. Tout comme la petite Fiat Panda 4X4, le 4X4 nippon se révèle particulièrement apte à la conduite tout-terrain, grâce à sa transmission intégrale et son châssis-échelle, qui a su faire ses preuves depuis 1970. Les porte-à-faux très courts, la garde au sol et les angles d’attaque et de fuite de ce Jimny lui permettent littéralement de « grimper aux arbres » et d’affronter n’importe quel obstacle sans trop de difficultés. C’est véritablement hors des sentiers battus du petit explorateur se sentira le plus à l’aise, puisqu’il faut avant tout se rappeler que la nature est son terrain de prédilection, bien plus que la route. De son côté, si la direction peut manquer de précision, sa souplesse est idéale pour la conduite tout-terrain et devient même un atout, de même que la position de conduite, très en hauteur.

Avec des émissions de l’ordre de 154 grammes par kilomètre, le Suzuki Jimny n’est pas le plus vertueux du marché, écopant alors d’un malus écologique de 898 € selon le barème 2021, se basant sur le cycle WLTP. De son côté, la consommation moyenne en cycle mixte est annoncée à 6,8 litres sur le papier, mais peut parfois atteindre les 8 litres en conditions réelles, comme nous avons pu le voir lors de notre essai. Par ailleurs, le réservoir de seulement 40 litres devrait vous contraindre à multiplier les visites à la station-service.

Notes et avis sur l’essai du Suzuki Jimny

CatégorieNote sur 5 Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Inspiré du Samurai, ce Suzuki Jimny affiche un capital-sympathie presque indécent !
Conduite⭐️⭐️⭐️ .5Plus à l’aise à la campagne qu’en ville, le Suzuki Jimny est à réserver aux balades champêtres plutôt qu’à une utilisation quotidienne.
Praticité⭐️⭐️⭐️ .5Son volume de coffre ainsi que son petit espace à bord n’en font pas l’allié idéal des familles. Sa capacité tout-terrain le rend toutefois pratique pour circuler dans les lieux reculés.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️⭐️ Si les prestations sont plutôt sommaires, le prix s’avère quant à lui en adéquation.

Bilan de notre essai du Suzuki Jimny

Ultra attachant, le Suzuki Jimny joue le rôle du vilain petit canard sur un marché automobile qui veut parfois trop en faire, au risque parfois de lasser. Ce petit 4X4 est ici une véritable bouffée d’air frais, jouant sur la nostalgie pour séduire et l’on peut véritablement dire que ça marche. Ne vous y méprenez toutefois, le japonais n’est pas une voiture du quotidien à proprement parler et se sentira plus à l’aise en montagne qu’en ville, du fait de sa philosophie de vrai baroudeur. Petit rat des champs, il n’aura pas peur de sortir des sentiers battus, mais sera en revanche moins à l’aise à haute vitesse, le mieux étant donc de ne pas trop le brusquer, hormis lorsqu’il s’agit de partir en balade dans la boue. Enfin, sachez qu’il faut compter 17 225 € pour vous offrir un exemplaire, dans sa version d’entrée de gamme.

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Julie
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Julie
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2 commentaires
  • Voiture qui n’a pas lieu d’exister en France avec son châssis échelle et boite trop courte, etc.Et je suis désolé mais 21 cm de garde au sol c’est vraiment trop limite pour faire du gros franchissement, il faut au moins
    24-30 cm et encore, ce n’est pour rien aussi que les paysans raffole des pick-up qui ont une garde au sol bien supérieure pour passer dans les chemins de boue enfoncé pour aller dans leurs champs, pour en avoir fait l’expérience avec les 21 cm de mon duster c’est vraiment trop peu, on touche de partout et on fini par rester bloquer par le centre du chemin avec trop d’écart avec les côtes et c’est qu’un exemple alors que les pick up passent à l’aise avec leur garde au sol bien plus importante.
    Suzuki à compris seulement à quel point les gens sont complètement des imbéciles et naïf.On présente ici une voiture qui est à mille lieu d’un Dacia actuelle en terme de conduite confort et tenue de route et qui ne fait pas mieux qu’un duster en version 4×4 avec des bons pneus et est plus cher en plus que ce dernier. Il est dangereux sur route avec des performances misérables et indigne d’une voiture de ce poids et puissance et réservé à une niche d’imbécile, désolé de le dire, pourquoi Suzuki est la marque la plus rentable sur des modèles low cost, c’est dire comment la marque respecte les gens, une honte, après si les gens achètent, c’est encore plus misérable.Après une longue ligné qui a débuté avec la x90.En France on veut des micro SUV avec cette garde au sol (21 cm) pour rentrer facilement dedans et passer sur les dos et trous de la route mais avec un châssis routier et des moteurs et boîtes de vitesse routieres et moteurs aux performances dignes pour faire de la route et sans avoir de malus.Car contrairement à ce que pensent beaucoup de journalistes de grandes villes, beaucoup de véhicule urbain font beaucoup kilomètres à l’annee et dont des véhicules principaux, beaucoup de gens n’ont pas les moyens d’acheter aussi des grands véhicules pour faire de la route, les véhicules Dacia le prouvent bien. Ce Jimny aurait pu m’intéresser en plus surtout en version donc 3 portes ce qui assez rare et (2 places pour moi) avec un châssis routier et boite de vitesse routière et des moteurs digne en essences et diesel (diesel pour moi car je roule beaucoup) et voir micro hybride pour toute le monde.Depuis la x90 qui aurait pu plaire si Suzuki n’avais pas sabordé lui même son modèle en mettant un châssis échelle et de moteur à la noix et boîte à la noix et une version targa.Suzuki continue ses conneries depuis plus de 20 ans de ce secteur en France, c’est fort dommage.Heureusement qu’il y a là panda, mais elle n’existe pas en version 3 portes et est un peu trop basse en garde au sol avec
    18 cm, d’ailleurs la ignis aussi qui se vend bien mieux à une garde au sol trop basse et n’a pas de version 3 portes, dommage.Pour résumé, le Jimny n’est plus vendu en version 4 places actuellement car supprimé du catalogue à cause du malus et oui, il vient juste d’être remis en vente en version 2 places en utilitaire pour contourner le malus, mais plus personne n’en veut de toute façon maintenant car il consomme trop pour les pro et n’a pas de couple pour transporter du matériel, et est dangereux sur route dès qu’il pleut, etc, et est en bien plus cher qu’un duster bien plus polyvalent en utilisation et plus confortable et consommant moins.Je suis désolé pour le long message, mais c’est un gros coup de gueule à Suzuki qui ne veut pas s’adapter à notre marché et nous prend pour des imbéciles, et c’est pire pour les Dom tom qui eux en plus n’ont pas de E85 et GPL en distribution et même E95 sp10 comme la Guadeloupe par exemple et le Diesel est nettement moins cher, donc le Diesel est impératif sur petit modèle comme celui la pour faire kilomètres car la plupart des emplois sont centralisés au même endroit alors que les populations sont étalé sur toute l’île ce qui fait que beaucoup de personnes sont amené à faire beaucoup de kilomètres à l’année et c’est pareil en province en métropole pour les kilomètres même y a le E85, c’est vrai.Beaucoup de personnes sont seules ou deux personnes dans leurs voitures pour tous leurs trajets, on a pas besoin de plus grand véhicules pour faire de la route mais la part de personnes qui font du gros franchissement tout le temps et il y a des routes normales avant d’en faire, c’est une partie trop petite pour baser un véhicule sur ce choix unique de franchisseur et qui ne ferait que cela en utilisation.Le châssis en porte échelle et boite a double boite courte est donc à bannir à 2021.Et la plupart des SUV urbains et compact qui ont du succès se vendent en 2 roues motrices aussi.Donc Suzuki à compris avec le vitara et presque compris avec la ignis, il reste à faire beaucoup évoluer le jimny en bon micro SUV routier maintenant et il est temps.Les versions électrique pures pour des modèles aussi petit en gabarit ne permettra jamais d’avoir une assez bonne autonomie pour les gens jusqu’à que la PAC avec hydrogène liquide en carburant puisse remplacer les modèles thermique à terme, donc y a le temps encore.

    • Ben dis donc…. Ayez l’obligeance de garder vos qualificatifs pour vous !
      Moi aussi je pourrais vous parler des ploucs qui roulent en Dacia. Cette marque n’a absolument rien de valorisant pour les propriétaires. Pas une once de fantaisie. C’est juste un achat pas cher, pour automobilistes qui ne voient en la voiture qu’un triste outil de mobilité.
      Ce nouveau Jimny est craquant à souhait. Autant à contempler qu’à conduire.
      Et son parti pris technologique fait du bien ! Dans ce monde standardisé où tous les gens ont les mêmes goûts, les mêmes rêves, les mêmes envies.

      Vive les châssis échelle, les moteurs atmo, les petites roues ! Vive les sensations étranges et l’anticonformisme.

      N’en déplaise aux imbéciles.

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