S’il est pour l’instant encore totalement méconnu chez nous, le nouveau Yangwang U8 est déjà vendu en Chine, son pays natal. Nous avons eu le privilège de nous envoler en direction de Shenzhen afin de prendre le volant de ce SUV hybride aux capacités impressionnantes. Découvrez ce qu’il vaut vraiment dans notre essai auto complet !
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Si vous vous intéressez à l’automobile et que vous suivez quelque peu l’actualité, vous avez sans aucun doute déjà entendu parler de BYD. Et pour cause, le constructeur chinois est devenu depuis le début de l’année le plus gros constructeur de voitures électriques dans le monde, dépassant alors Tesla de peu. Pour mémoire, ce dernier fut fondé en 1995 mais ce n’est qu’à partir de l’année 2003 qui se lance dans la production automobile. D’abord en thermique puis en hybrides, avant de proposer également une gamme de modèles zéro émission afin de répondre aux nouvelles attentes des clients. Et surtout de pouvoir mieux déferler sur le marché européen, et tout particulièrement en France. Mais ce que vous ne savez sans doute pas, c’est que BYD possède en fait plusieurs marques, tout à fait méconnues sur le Vieux Continent à l’heure actuelle. Parmi elles, Denza mais également Yangwang, toutes deux adoptant un positionnement haut de gamme.
Pour mieux comprendre, c’est un peu la même chose que Lexus avec Toyota par exemple ! Pour le moment, la jeune marque Yangwang, qui fut officiellement créée en 2023 n’a pas encore fait le chemin jusqu’en Europe, mais cela ne devrait sans aucun doute pas tarder, au vu des ambitions de BYD. En attendant, cette dernière possède déjà deux modèles, à savoir une supercar baptisée U9 ainsi qu’un grand SUV qui prend quant à lui le nom de U8, qui fut dévoilé en début d’année dernière au salon de Guangzhou. Et c’est justement ce dernier qui nous intéresse tout particulièrement aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en impose beaucoup, avec ses dimensions de véritable mastodonte sur roues. Sous son capot, c’est une motorisation hybride rechargeable qui prend place, affichant des caractéristiques tout bonnement incroyables. Mais vous en saurez plus un peu plus bas. Reste à savoir si une version 100 % électrique sera prévue par la suite, ce qui semble être envisagé.
En effet, le conducteur a la ferme intention d’inonder le marché européen avec ses voitures, et il n’aura pas d’autre choix que d’opter pour une motorisation zéro émission pour avoir ses chances. Mais alors que ce nouveau Yangwang U8 n’a pas encore fait la route jusqu’à chez nous, nous avons eu la chance de nous envoler en direction de la Chine et plus précisément de Shenzhen afin d’en prendre le volant. L’occasion de mettre à l’épreuve ce SUV de tous les superlatifs, qui ne développe pas moins de 1 100 chevaux. Mais alors, que vaut ce nouvel arrivant sur la route ? Pour le savoir, découvrez notre essai détaillé !
Extérieur et design du Yangwang U8
Lorsque l’on découvre ce nouveau Yangwang U8 pour la toute première fois, c’est avant tout son look qui nous frappe, bien évidemment. Car il faut dire que ce dernier ne passe absolument pas inaperçu, et dire qu’il en impose est en fait un doux euphémisme. Et pour cause, le 4×4 hybride est en fait un véritable géant, surtout lorsque l’on compare avec les autres autos visibles sur la route. Un mastodonte d’acier qui assume tout à fait son style peu commun et qui ne manque pas de faire tourner les têtes, comme nous avons pu le voir durant notre essai. Et cela en grande partie grâce à sa face avant reconnaissable au premier coup d’œil, à condition de savoir de quelle marque il s’agit. D’ailleurs, le logo de Yangwang représente en fait le mot « éclair » en écriture ossécaille, qui est en fait la première forme d’écriture chinoise de l’Histoire. Ce qui nous confirme les ambitions de la marque autour de l’électrification.
En effet, cette dernière ne devrait vendre que des voitures hybrides rechargeables ou 100 % électriques dans sa gamme. Mais mis à part son emblème, le faciès du SUV se veut très original, avec notamment sa signature lumineuse qui remonte jusque sur le capot. Cette dernière entoure alors une calandre de forme rectangulaire, qui confère à la voiture une impression de robustesse presqu’un peu caricaturale. Et c’est la même chose de profil, alors que le véhicule affiche une longueur de 5,32 mètres pour 2,05 mètres de large et 1,93 mètre de haut. Des dimensions généreuses pour le 4×4 qui ne sera pas forcément très à l’aise dans les rues étroites de Paris, par exemple. En revanche, il constituera un rival intéressant pour le Jeep Wrangler, dans sa version hybride rechargeable 4xe. D’autant plus que sa garde au sol est élevée et qu’elle peut encore augmenter de 15 centimètres grâce à la suspension active Disus-P développée par le constructeur lui-même.
Poste de conduite et habitabilité du Yangwang U8
Maintenant que nous avons pu approcher le grand SUV, il est enfin temps de nous installer dans son poste de conduite. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier est également très intéressant, alors qu’il transpire le luxe, en accord avec le positionnement très haut de gamme de la jeune marque chinoise. Sans surprise donc, la qualité perçue est excellente, comme tout le reste de l’intérieur qui nous donne une très bonne impression dès que l’on ouvre la porte. Et pour cause, ce dernier est tout simplement un véritable concentré de technologie, puisqu’il se dote de trois écrans, dont un faisant notamment office de combiné numérique. Un second, positionné au centre intègre quant à lui l’ensemble du système d’info-divertissement et affiche une diagonale de 12,8 pouces. On apprécie notamment ses graphismes très clairs et modernes, qui facilitent grandement la prise en main, même pour ceux qui n’auraient pas l’habitude.
La voiture est également dotée d’Apple CarPlay et Android Auto, tandis que le passager profiter aussi d’un écran de 23,6 pouces. Un affichage tête-haute de 70 pouces en réalité virtuelle est également livré de série. À l’arrière, les occupants de la banquette ont aussi le droit à deux autres sur les appuie-tête, tandis qu’ils bénéficient d’un bel espace pour s’installer grâce à l’empattement généreux affiché à 3,05 mètres de long. La garde au toit est également excellente, tandis que le conducteur et son passager profitent de sièges électriques, chauffants et massants. Par ailleurs, le Yangwang U8 offre de nombreux rangements, dont un compartiment un peu particulier dans la console centrale. Ce dernier est en fait un mini-congélateur, qui peut descendre jusqu’à – 6 degrés et même monter jusqu’à 45 degrés pour garder des aliments au chaud si besoin. De son côté, le volume de coffre oscille entre 1 031 et 2 050 litres lorsque la banquette arrière est rabattue.
Que vaut le Yangwang U8 sur la route ? Essai en conduite
Vous le savez sans doute, tous les modèles de BYD commercialisés en Europe sont dotés d’une motorisation 100 % électrique, de même que les voitures de Denza vendues en Chine ainsi que la Yangwang U9, l’incroyable supercar de 1 300 chevaux. Cependant, et assez étonnement, ce n’est pas le cas de notre modèle d’essai, qui préfère embarquer une chaîne de traction un peu particulière, comme nous allons vous l’explique. En fait, il s’équipe pourtant bien de quatre moteurs électriques synchrones à aimants permanents, soit un sur chaque roue, fort de 220 kW chacun. Ce qui donne alors une puissance totale de 800 kW, correspondant à 1 196 chevaux, pour un couple maximal de 1 280 Nm. Des chiffres qui donnent un peu le tournis, tandis que le 4×4 chinois réalise le 0 à 100 km/h en seulement 3,6 secondes et peut atteindre une vitesse maximale de 200 km/h.
Il va sans dire que les accélérations sont très impressionnantes, notamment parce que l’intégralité du couple est délivrée instantanément, dès que l’on presse la pédale de droite. Et ce malgré le poids particulièrement élevé de l’engin, affiché à 3,46 tonnes. Mais même si son gabarit est très imposant, le Yangwang U8 affiche un diamètre de braquage surprenant et assez court, qui facilite grandement les manœuvres et notamment le stationnement. Par ailleurs, la voiture profite également d’une direction très souple, qui manque cependant un peu de consistance. Heureusement, nous sommes bien aidés par les nombreuses caméras qui nous permettent de savoir avec précision où l’on place les roues. Point fort aussi en ce qui concerne la suspension Disus-P, qui est quant à elle très bien calibrée et qui s’adapte au profil de la route, grâce à 10 modes de conduite proposés sur la voiture. Cette dernière est très confortable, mais est aussi un concentré d’innovations.
Et pour cause, le grand SUV est aussi capable de tourner sur place sans bouger les roues mais également de flotter dans l’eau. Mieux encore, il est même en mesure de voguer pendant une trentaine de minutes si besoin. Mais attention, car cette fonctionnalité étonnante, que nous n’avons pas pu tester n’est à utiliser que dans des situations d’urgence. Mais ce n’est pas tout, car le Yangwang U8 est également équipé de la conduite autonome, assurée par ses trois capteurs LiDAR sur le toit, entre autres. La dotation technologique est encore plus impressionnante, car elle inclut également une pompe à chaleur, là encore livrée de série, ainsi que la charge bidirectionnelle V2L. Ce qui permet d’alimenter des équipements électriques directement via la prise de charge de la voiture. Cette dernière repose sur la plateforme e4 développée en interne par le constructeur basé à Shenzhen et joue le rôle de vaisseau amiral.
Cependant, elle déçoit un peu par sa batterie LFP (lithium – fer – phosphate), puisqu’elle affiche une capacité de seulement 49 kWh, ce qui est très peu. Car son autonomie en mode 100 % électrique est alors de seulement 180 kilomètres environ selon le cycle européen WLTP. Mais le SUV compte sur l’aide de son moteur essence 2,0 litres turbo, qui n’est cependant pas relié aux roues et qui ne sert donc pas à faire avancer le véhicule. En effet, il joue ici simplement le rôle de prolongateur d’autonomie et permet à l’U8 de parcourir jusqu’à 1 000 kilomètres sans passer par la station-service. En ce qui concerne la recharge, il faut compter 18 minutes pour passer de 30 à 80 % sur une borne rapide de 110 kW en courant continu. En courant alternatif, la puissance se limite à 7 kW et il ne faut alors pas moins de 8 heures pour remplir la batterie de 15 à 100 %.
Notes et avis sur l’essai du Yangwang U8
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Cet imposant 4x4 ne manque pas d’allure ni d’audace ! |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Ultra-puissant mais aussi très confortable, le Yangwang U8 offre d’excellentes prestations |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Avec son coffre énorme et ses nombreux rangements, le SUV chinois est très convaincant sur ce point |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Affiché en Chine à partir de 1,098 million de yuans, soit environ 142 898 euros, il n’est pas donné mais cela reste correct au vu de tout ce qu’il offre |
Bilan de notre essai du nouveau Yangwang U8
Qualifier le Yangwang U8 de véritable ovni sur roues est un vraiment un doux euphémisme. Car ce 4×4 hybride affiche un design des plus audacieux et surtout totalement assumé. Et cela en étant un véritable salon roulant, adapté à tous les besoins. En fait, il fait en quelque sorte la synthèse de ce que BYD sait faire de mieux, intégrant des fonctionnalités telles que la conduite autonome, la charge bidirectionnelle et même le « tank turn », pour n’en citer que quelques-unes. Et ces derniers font toutes partie de la dotation de série ! Sans parler de sa puissance dépassant les 1 000 chevaux, ce qui devrait lui permettre de surpasser son futur rival, le Mercedes EQG. Cependant, et malgré tous ces points forts, l’autonomie et le processus de recharge suscitent quelques réserves. Bien qu’une version 100 % électrique soit envisagée pour résoudre ces problèmes ultérieurement. La question demeure quant à une éventuelle commercialisation en Europe, car rien n’est encore confirmé à ce stade.
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