Essai Volkswagen T-Cross : le petit SUV tendance

Essai du Volkswagen T-Cross

Présenté quelques mois après son grand frère, le T-Roc, le Volkswagen T-Cross s’invite sur un marché des SUV urbains déjà bien rempli, rivalisant notamment avec des Français en grande forme. Voici notre essai automobile du Volkswagen T-Cross

Depuis quelques années, Volkswagen a particulièrement développé sa gamme de SUV, déjà bien remplie avec le Tiguan et sa version Allspace, ainsi que le grand Touareg. Plus récemment, ce sont deux autres modèles surélevés qui ont également fait leur apparition dans le catalogue, à savoir le T-Roc et le T-Cross, présenté à un an d’intervalle à peine. Si la différence de taille et de philosophie est à chaque fois assez limitée entre chacun des modèles, la marque de Wolfsburg a toutefois réussi à créer des modèles bien distincts, ne se cannibalisant jamais vraiment. Et pour cause, le dernier-né de la gamme n’a pas grand-chose à voir avec un Touareg au positionnement très haut de gamme.

Pourtant, le Volkswagen T-Cross doit faire face à concurrence de plus en plus forte, alors que le segment des SUV urbains est toujours aussi prisé des constructeurs, si ce n’est de plus en plus. Par ailleurs, le petit SUV germanique y est même arrivé un peu tardivement, alors que ses principaux rivaux, à savoir les Renault Captur et Peugeot 2008 y étaient déjà présents depuis un petit bout de temps. Mais si les constructeurs tricolores ont déjà une place de choix sur ce marché, notamment en France, le T-Cross a également des concurrents au sein même de son groupe, face notamment au Skoda Kamiq ou encore au Seat Arona, reposant sur la même plateforme MQB A0 destinée aux petits modèles.

Nous avons donc pris le volant du petit SUV urbain dans deux versions de son 1,5 litre TSI, développant 95 et 115 chevaux, ainsi que dans deux finitions, Lounge et R-Line, plus sportive. L’occasion de voir si ce nouveau Volkswagen T-Cross a vraiment ce petit truc en plus qui lui permettra de se distinguer sur ce marché hautement concurrentiel.

Extérieur et design du Volkswagen T-Cross

Si le T-Roc faisait déjà de la personnalisation l’un de ses atouts, le Volkswagen T-Cross va encore un peu plus loin, en proposant 12 teintes de carrosserie, dont le superbe Turquoise Maui de notre version d’essai. Quoi qu’il en soit, le petit SUV adopte ici un style encore plus original, en opposition avec les traits austères que l’on connaît bien au sein du catalogue du constructeur. Ici, les rondeurs sont de mise, donnant un SUV une bouille adorable, ne manquant toutefois pas d’agressivité, notamment au niveau de la face avant, notamment dans sa version R-Line. Ne rivalisant pas avec le T-Roc, qui arbore quant à lui un toit plus incliné de SUV coupé, le dernier-né de la gamme de modèles surélevés ne mise pas sur son dynamisme pour séduire, mais plutôt sur son style ramassé, avec une longueur de seulement 4,11 mètres, pour 1,50 mètre de haut.

Bien sûr, le SUV reprend les codes du segment et se pare de protections de carrosseries latérale, ainsi que de passages de roues très marqués. Par ailleurs, notre modèle d’essai, en version R-Line se distingue par des éléments spécifiques, lui donnant un peu plus de prestance sur la route. Nous pouvons notamment citer les boucliers avant et arrière légèrement redessinés, ainsi que ses jantes de 17 pouces, livrées de série. Le catalogue est quant à lui composé d’une douzaine de styles de jantes de 16 à 18 pouces, qui peuvent également être agrémentées d’éléments orange. Si l’on doute que beaucoup de clients optent pour cette configuration, on apprécie toutefois que Volkswagen se lâche un peu en proposant de tels éléments.

Poste de conduite et habitabilité du T-Cross

Si l’extérieur de ce Volkswagen T-Cross change du tout au tout, ce n’est en revanche pas le cas de l’intérieur, qui demeure quant à lui très proche de ce qui est déjà proposé dans la Polo, ainsi que dans le T-Roc, dont il est dérivé. Nous retrouvons sans surprise l’austérité très germanique des autres productions de la marque, notamment sur les versions d’entrée et de milieu de gamme, tels que la finition Lounge de notre essai. Il faudra donc aller fouiner quelque peu dans le catalogue pour profiter des packs de personnalisation proposés sur les déclinaisons Lounge, Carat et R-Line coiffant la gamme. En termes de qualité perçue, l’habitacle est plutôt correct, malgré l’omniprésence de plastiques durs, que l’on peut également reprocher au T-Roc, pourtant plus haut de gamme. Toutefois, on salue des ajustements très corrects.

Contrairement à ce que l’on a vu lors de notre essai Peugeot 2008, entre autres, le Volkswagen T-Cross n’est pas livré de série avec un combiné d’instrumentation numérique, qu’il faudra aller chercher sur les finitions Carat et R-Line. Le reste se contentera donc d’un classique combiné analogique qui demeure toutefois amplement suffisant au quotidien, alors que la version Lounge peut quant à elle être équipée de l’Active Info Display de 10,25 pouces en option. De son côté, l’écran tactile de huit pouces compatible avec Apple CarPlay et Android Auto est quant à lui très simple d’utilisation et profite d’un affichage moderne et surtout clair. Du côté de l’habitabilité, ce Volkswagen T-Cross se révèle plutôt surprenant, malgré son gabarit réduit. Toutefois, son empattement de 2,55 mètres ne permettra pas de loger très confortablement les occupants les plus grands à l’arrière. Enfin, le volume de coffre oscille quant à lui entre 455 et 1 281 litres, ce qui situe le petit SUV dans la moyenne du segment.

Que vaut le Volkswagen T-Cross sur la route ? Essai en conduite

Avec son T-Cross, Volkwagen a souhaité jouer la simplicité en proposant une gamme de motorisations plutôt réduite, composée de blocs essence et diesel. Les clients ont donc le choix entre un bloc 1,0 litre TSI décliné en 95 et 115 chevaux avec ou sans DGS7, ainsi qu’un 1,6 litre TDI de 95 équidés, lui aussi proposé avec une boîte à double embrayage et sept rapports. Des moteurs volontairement peu puissants, alors que le petit SUV se destine notamment à un usage urbain, il n’y a donc aucun intérêt pour la marque à proposer des version plus performantes. De notre côté, nous avons donc décidé de prendre le volant des deux déclinaisons essence, aux des configurations bien distinctes, l’une étant notamment dotée d’une boîte manuelle à cinq rapports.

Présent au sein de la gamme depuis un petit bout de temps, et notamment dans la gamme de la Volkswagen Polo, ce trois-cylindres a su faire ses preuves au fil des ans. Toutefois, si les 95 équidés et les 175 Nm de couple sont suffisants pour des trajets quotidiens, ils se révèlent un peu légers sur les routes vallonnées de notre essai, malgré les 1 245 kg de l’engin. Il faudra donc le cravacher pour obtenir de meilleures relances, au risque bien sûr de faire flamber la consommation, avec une moyenne en conditions réelles de 8 litres durant notre essai. C’est donc assez loin des 5,9 à 6,4 litres annoncés sur le papier pour une conduite en cycle mixte. Les émissions de l’ordre de 133 g/km permettront toutefois au petit SUV d’échapper de justesse au malus, dont le barème WLTP débute désormais à 138 g/km.

De son côté, le 1,0 litre TSI 115 chevaux est quant à lui bien plus polyvalent, grâce à sa montée en puissance ainsi qu’à son couple de 200 Nm, lui permettant de profiter de meilleures relances. Par ailleurs, s’il est livré de série avec une boîte manuelle, il est également disponible avec une DSG7 à double embrayage, que nous avons pu tester durant notre essai. Celle-ci est toujours très bonne au quotidien, misant avant tout sur des passages de rapports très doux et toujours adaptés. En revanche, elle a un peu plus de mal à suivre le rythme en conduite plus dynamique, et il faudra alors jouer des palettes pour profiter d’un meilleur dynamisme, notamment sur des routes plus sinueuses ou lors de dépassement sur l’autoroute. Forcément, ce bloc se veut un peu plus gourmand, avec une moyenne en cycle mixte annoncée entre 6,3 et 6,9 l/100 Km, pour des émissions de l’ordre de 143 à 156 g/km, soit un malus compris entre 2 370 et 5 404 €. Oui, ça fait très très mal…

Avec un 0 à 100 km/h abattu en 11,5 secondes avec le TSI 95 et 10,2 secondes sur la version 115 chevaux, le Volkswagen T-Cross n’est pas franchement un foudre de guerre, soyons honnête. Il n’en reste pas moins très plaisant à conduire, profitant d’un confort très correct, mais également d’une capacité à accélérer un peu le rythme grâce à une prise de roulis maîtrisée. On reprochera en revanche l’amortissement inégal, un peu trop ferme sur les imperfections mais trop mou pour vraiment prendre du plaisir. Toutefois, le comportement routier du petit SUV est idéal pour tous les jours, de même que sa dotation technologique. Celle-ci est plutôt bien étoffée, et ce dès le 1er niveau de finition, avec notamment le régulateur de vitesse adaptatif, ainsi que le Pre Safe Assist, optimisant la sécurité avant et après un accident. Une liste d’équipements intéressante qui pemet de compenser le prix très élevé du T-Cross.

Notes et avis sur l’essai du T-Cross

CatégorieNote sur 5Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️Inspiré des autres productions de la marque, le Volkswagen T-Cross s’en distingue par un style plus pétillant et coloré, et ça fait du bien !
Conduite⭐️⭐️⭐️⭐️Polyvalent, le Volkswagen T-Cross pâtit toutefois d’un amortissement un peu aléatoire qui nuit quelque peu à l’homogénéité de son comportement.
Praticité⭐️⭐️⭐️⭐️Malgré sa petite taille, le SUV se montre plutôt bon élève sur ce point, avec un coffre qui se situe quant à lui dans la moyenne.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️La qualité allemande, ça a un prix, même si là encore, les prestations valent le coup.

Bilan de notre essai du Volkswagen T-Cross

Affiché à partir de 20 620 € en concession ou 17 688 € chez nos mandataires en version essence 95 chevaux, le Volkswagen T-Cross n’est certes pas donné, il n’en reste pas moins plutôt bien équipé. Malgré tout, on lui reprochera toutefois un habitacle qui aurait gagné à être un peu plus soigné, notamment en ce qui concerne les matériaux. Si l’entrée de gamme peut être un peu légère si l’on souhaite sortir de temps à autres de la ville, la version 115 chevaux se révèle quant à elle bien plus polyvalente, notamment dans sa déclinaison dotée de la boîte à double embrayage et sept rapports DSG7.

 Ces articles vont aussi vous aider 
Publié par
Julie
Commentez cet article

Share This

Partagez c'est gratuit !

Cet article vous a aidé ? Partagez-le pour nous remercier. Merci !