Essai Toyota RAV4 : sûr de lui

Essai du Toyota RAV4

Présenté en 2019, l’actuel Toyota RAV4 se veut le parfait allié de la famille. Imposant et spacieux, il fait aussi l’impasse sur les motorisations purement thermique pour ne proposer que de l’hybride. Place à l’essai du SUV de Toyota.

Qu’il est loin le temps du RAV4 à 3 portes avec un hard-top amovible à l’arrière ! Au fil des générations, Toyota n’a cessé de faire évoluer son SUV pour le rendre plus statutaire, plus sérieux, plus mature. C’est comme si avec le temps, le constructeur japonais avait voulu transformer son produit pour garder les clients jeunes, devenus quadragénaires, qu’il avait capté à la fin des années 90 avec la première itération. D’une auto relativement compacte, sympathique et rondouillarde, le RAV4 s’est donc muté en un SUV conquérant, sensiblement plus agressif et spacieux.

Extérieur et design du Toyota RAV4

On l’a vu avec la très réussie Corolla et avec la discutable Mirai de première génération, Toyota est capable du meilleur comme du pire niveau design. Et le RAV4 s’en sort bien, avec des traits tirés et des arrêtes saillantes qui dynamisent grandement sa silhouette, sans pour autant verser dans un trop plein d’agressivité. L’avant assez plat et doté d’une grande calandre donne une impression de largeur tandis que le dessin du pare-choc ressemble renforce le côté massif du RAV4, avec un sabot de protection imposant. Le profil est très sculpté et se termine sur un arrière en pointe avec des feux qui ressortent clairement de la carrosserie. Les deux sorties d’échappement apportent une petite touche sportive à la poupe.

La garde au sol est assez importante (19 cm, soit 4 cm de plus que le C-HR de notre essai par exemple) et les mensurations du RAV4 ne trompent pas : avec 4,6 m de long et 1,86 m de large, le japonais est imposant. Par rapport à la génération précédente, le SUV a aussi gagné 3 cm en empattement.

Intérieur et habitabilité

Et cet allongement de la partie centrale du châssis est clairement perceptible dans l’habitacle, où l’espace alloué aux passagers avant comme arrière est très correct. Pas de risque de se retrouver avec les jambes pliées ou de toucher son passager de l’épaule sur la banquette, qui permet d’envisager de longs trajets sans craindre les crampes. Le coffre est lui aussi bien généreux, avec 580 l de capacité annoncée. L’intérieur du RAV4 dispose sinon d’une présentation assez classique mais efficace. Un effort sensible a été fait pour simplifier la console centrale, désormais verticale et non plus flottante, et l’écran tactile vient désormais se percher sur la planche de bord, façon tablette. Il est un peu loin du conducteur, ce qui n’est pas très pratique pour le manipuler en roulant, surtout si l’on a de petits bras, mais en dehors d’une certaine latence un peu désagréable à laquelle il faut s’habituer, il est assez clair dans ses menus. Le GPS est en revanche assez médiocre, avec un guidage peu précis et des annonces souvent tardives. Autant utiliser Apple CarPlay et Android Auto. Les matériaux employés sont globalement corrects mais le plastique dur est tout de même bien présent, y compris sur les finitions hautes. On apprécie toutefois que Toyota innove sur les matériaux et utilise par exemple du caoutchouc pour certaines commandes, comme les boutons rotatifs de climatisation. Reste à savoir comment ces derniers tiendront dans le temps.

Toyota a fait le choix d’implémenter un rétroviseur intérieur qui peut se permuter en caméra arrière d’une simple pression sur un levier. Pratique ? Oui, si la visibilité arrière est obstruée par un chargement encombrant, ou si la vitre est particulièrement sale. En revanche, l’appréciation des distances est grandement modifiée, aussi faut-il vraiment s’habituer au champ de vision, surtout que l’œil doit s’y réadapter à chaque fois que l’on passe du rétroviseur intérieur aux rétroviseurs extérieurs.

Que vaut le RAV4 sur la route ? Essai en conduite

Toyota ne propose plus que des motorisations hybrides pour son RAV4 : hybride rechargeable, depuis peu, ou bien full-hybride (c’est à dire non rechargeable), comme c’était le cas lors de notre essai. Un 4-cylindres essence 2.5 de 177 ch prend place sous le capot, secondé par deux moteurs électriques. La puissance cumulée atteint alors 218 ch sur les roues avant et permet au RAV4 de profiter de bonnes relances tout comme d’accélérations franches. Le tout est relié à une boîte à effet CVT qui, si elle fait invariablement hurler le moteur thermique lorsque l’on enfonce la pédale de droite, se comporte de façon plutôt discrète la plupart du temps. La transition entre thermique et électrique est imperceptible, signe d’une bonne maîtrise de la technologie par Toyota. De simple traction, le RAV4 peut aussi évoluer en transmission intégrale avec l’ajout d’un troisième moteur électrique qui se charge de mouvoir les roues arrière. La puissance évolue de façon imperceptible puisque le total passe à 222 ch, en revanche le train arrière peut recevoir jusqu’à 80 % du couple électrique si les conditions d’adhérence le réclament. Du coup, le Nippon est à l’aise dans la boue et les graviers autant que sur la neige, même s’il faut garder en tête qu’il n’est pas fait pour le tout-terrain engagé et que l’on aura vite fait de tout arracher si on s’amuse à faire du rallye avec.

La bonne répartition des masses du RAV4 fait de lui un engin équilibré sur la route. A l’aise même dans le sinueux grâce à des suspensions assez fermes qui limitent un peu les mouvements parasites, le RAV4 n’est pas pour autant avide qu’on le chahute. Il offre un confort acceptable, même si l’on aurait préféré avoir un peu moins de trépidations et de remontées sèches dans l’habitacle. Le compromis est toutefois plutôt bien réussi. De son côté la direction est un peu trop souple et avare en remontée d’informations, mais ce petit manque de consistance devient presque un atout en ville et pour les manœuvres. Enfin, la consommation moyenne dépassait à peine les 6 l/100 km lors de l’essai, une très bonne performance pour un SUV familial qui dépasse 1,6 tonne.

Notes et avis sur l’essai du Toyota RAV4

CatégorieNote sur 5Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️Le RAV4 est clivant et mise sur une forte personnalité pour séduire.
Conduite⭐️⭐️⭐️L'hybridation permet de bonnes performances avec une consommation maîtrisée, même en 4 roues motrices. Question comportement, le RAV4 est à l'aise sur la route mais on aurait aimé un petit peu plus de confort.
Praticité⭐️⭐️⭐️⭐️Entre l'espace à bord et le coffre généreux, les familles ou les taxis y trouveront leur compte. L'ergonomie est bonne et les fonctions sont là où on les cherche.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️Moins de 40 000 € en entrée de gamme pour un SUV logeable et sobre, c'est une proposition honnête de la part de Toyota.

Bilan de notre essai du RAV4

Le RAV4 est un choix intéressant pour les familles qui veulent être assises en hauteur, avoir de la place et ne pas consommer trop tout en bénéficiant de valeur de CO2 très raisonnables. En deux roues motrices, le Toyota démarre à 36 400 €. C’est un peu plus cher que son concurrent direct, le Honda CR-V Hybrid, accessible dès 35 750 € mais limité 184 ch. Comptez 2 050 € supplémentaire pour bénéficier de la transmission intégrale sur le RAV4, disponible à partir du deuxième niveau de finition.

Crédits photos intérieur : Toyota

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Publié par
Jay Cee
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