Opel étoffe sa gamme avec le Frontera, un SUV compact capable d’accueillir jusqu’à 7 passagers. Le remplaçant du Crossland saura-t-il se faire une place sur ce marché ultra-compétitif ? Découvrez ce que vaut le nouvel Opel Frontera dans notre essai auto.
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Opel ressuscite un nom important : le Frontera. Ce modèle, autrefois un tout-terrain revient sous une forme entièrement revisitée, adoptant une motorisation électrique ou hybride. Toutefois, l’évocation de l’aventurier se limite désormais à son appellation. Cousin du Citroën C3 Aircross, ce nouveau Frontera mérite-t-il vraiment votre attention ? Réponse tout de suite !
Extérieur et design de l’Opel Frontera
Soyons francs, le style du nouvel Opel Frontera reste plutôt discret. À l’avant, on retrouve la calandre Vizor de la marque, déjà aperçu sur les Corsa et Mokka. Cependant, cette calandre manque du caractère qui fait la force d’autres modèles de la gamme, le logo noir sur une calandre noire ne permet pas de le distinguer. Sur la version haut de gamme GS, un ski avant gris ajoute une touche esthétique. Sur les côtés, des jantes blanches en tôle ou en alliage équipent la finition Edition, assorties à un toit proposé en noir ou en blanc. La silhouette conserve une ligne de toit droite, pensée pour maximiser l’espace intérieur.
À l’arrière, le hayon et la lunette sont particulièrement verticaux, accompagnés du nouveau logo Opel et du nom « Frontera » bien en évidence. Avec une longueur de 4,38 m, une hauteur de 1,63 m et une largeur de 1,79 m, le Frontera se positionne parmi les SUV compacts de sa catégorie.
On doit vous en parler… Malheureusement, notre modèle d’essai présentait des ajustements de carrosserie perfectibles : un écart irrégulier entre le hayon et les ailes, ainsi qu’une tôle donnant une impression de fragilité au toucher. Ces détails, pour une version électrique annoncée à partir de 29 000 euros, laissent à désirer en termes de qualité perçue.
Poste de conduite et habitabilité de l’Opel Frontera
L’intérieur de l’Opel Frontera offre une configuration 7 places, une prouesse pour un véhicule mesurant seulement 4,38 m de long. Cette compacité en fait l’un des modèles les plus petits du marché capables de transporter sept passagers. La troisième rangée se destine plutôt à des enfants, mais elle peut se révéler utile en cas de besoin. Pour simplifier l’accès à bord, Opel a optimisé la taille des portières, facilitant ainsi les mouvements d’entrée et de sortie, un point positif notable.
Les sièges Intelli-Seat, conçus pour minimiser la fatigue, promettent une réduction de 15 % de l’épuisement du conducteur, selon Opel. Si cette promesse est difficile à vérifier, l’assise reste confortable et les réglages sont intuitifs, grâce à des commandes bien positionnées. À ce titre, Opel évite les erreurs d’ergonomie parfois constatées sur d’autres modèles du groupe Stellantis.
À l’arrière, la banquette accueille convenablement adultes et enfants, d’autant plus qu’il n’y a pas de tunnel de transmission gênant, le plancher est plat, le passager de la place du milieu a donc de l’espace pour ses jambes. En finition GS, deux ports USB-C viennent compléter les équipements pratiques pour être tranquille sur les longs trajets.
Bien que le Frontera repose sur la même base technique que le Citroën C3 Aircross, sa planche de bord adopte un design distinct. Le volant à trois branches, imposant et bien en main, s’accompagne d’un écran numérique de 10 pouces pour les compteurs, une taille généreuse comparée aux choix minimalistes de Citroën. Cependant, cette surface étendue ne permet pas d’afficher des données cruciales, comme la consommation électrique, ce qui est regrettable. On se demande alors si Opel n’a pas voulu cacher ses informations pour ne pas montrer des chiffres de consommations plutôt moyens.
L’écran central tactile, légèrement orienté vers le conducteur, offre une expérience satisfaisante grâce à la compatibilité Apple CarPlay et Android Auto, indispensables étant donné les limitations du système de navigation intégré. À noter, les versions d’entrée de gamme se contentent d’une station pour smartphone, une solution minimaliste qui peut surprendre dans une voiture moderne.
Malheureusement, la qualité des matériaux déçoit pour un véhicule proposé à partir de 29 000 euros en version électrique. Les plastiques durs dominent, et certains ajustements laissent à désirer, notamment au niveau des portières. Même sur la finition Edition, aucun effort particulier n’a été fait pour embellir les éléments souvent manipulés, comme les poignées, le premier contact avec la poignée ayant tendance à se faire remarquer. Bien que la stratégie de réduction des coûts soit compréhensible pour offrir des prix attractifs, cela peut sembler insuffisant, surtout quand on considère que la version hybride 48V 136 ch débute à 24 500 euros, un Dacia Duster au même prix fait meilleure impression.
Le Frontera se rattrape avec un espace de coffre ingénieux. Le plancher modulable permet de segmenter les rangements ou d’augmenter le volume de base à 460 litres. En rabattant la banquette arrière en configuration 60/40, le volume total atteint 1 600 litres, offrant ainsi une flexibilité appréciable pour les familles ou les amateurs de chargement volumineux, cyclistes, skieurs, surfeurs, campeurs…
Que vaut l’Opel Frontera sur la route ? Essai en conduite
Sur routes sinueuses, l’Opel Frontera montre rapidement ses limites. La version électrique, avec ses 113 chevaux, peine à assurer une motricité efficace dès que l’adhérence se dégrade, surtout sur chaussée humide. Le poids conséquent du véhicule (1 589 kg) combiné à des suspensions orientées confort engendre un roulis prononcé dans les virages, réduisant la précision en conduite dynamique. Heureusement, la direction reste directe et correctement calibrée, bien qu’elle ne restitue que peu de sensations. La démultiplication raisonnable limite cependant les efforts au volant.
Côté performances, le Frontera peine à convaincre. L’accélération de 0 à 100 km/h en 11,6 secondes et la vitesse maximale de 143 km/h laissent une impression de motorisation bridée, comme si le mode éco était constamment activé. Ce manque de vigueur risque de frustrer les amateurs de reprises dynamiques. Par ailleurs, le freinage régénératif, limité à deux niveaux (Drive et Comfort), n’offre pas de mode B pour une décélération accrue, un équipement pourtant courant dans d’autres modèles électriques du groupe Stellantis. En mode Comfort, la décélération est même réduite à 0,8 m/s² pour privilégier la roue libre sur autoroute, mais cela ne compense pas l’absence de données affichant la consommation électrique, un vrai point noir pour une voiture électrique.
Le Frontera montre son vrai potentiel en ville. Ses suspensions souples et ses pneus à flancs hauts excellents dans l’absorption des irrégularités de la route, garantissant un confort supérieur pour les trajets urbains ou périurbains. Mais pour un véhicule arborant l’étiquette « SUV », ses aptitudes sportives sont loin d’être convaincantes. Ce modèle semble davantage conçu pour une conduite tranquille et décontractée, là où ses qualités d’amortissement prennent tout leur sens.
L’Opel Frontera hérite des technologies du groupe Stellantis, en reprenant le moteur électrique de 113 chevaux et la batterie de 44 kWh déjà présents sur la Citroën ë-C3. Cette configuration permet à l’Opel Frontera d’atteindre une autonomie homologuée de 305 km selon le cycle WLTP, un chiffre qui le positionne comme un choix adapté pour les trajets quotidiens et périurbains.
Cependant, sur les longs trajets, notamment sur autoroute, l’autonomie chute drastiquement. Dépasser 200 km avec une seule charge semble délicat, surtout en l’absence d’un affichage de consommation énergétique en temps réel. Un point qui peut frustrer les conducteurs soucieux d’optimiser leur conduite.
En matière de recharge, l’Opel Frontera s’en sort honorablement sans toutefois révolutionner le segment. Sur une borne rapide, la puissance maximale atteint 100 kW, permettant une recharge à 80 % en environ 26 minutes, d’après les chiffres annoncés par la marque. Pour une recharge domestique, la puissance est limitée à 7,4 kW, ce qui impose une dizaine d’heures pour une charge complète. Opel propose néanmoins un chargeur 11 kW en option pour réduire ce délai.
Pour répondre aux attentes des utilisateurs exigeant une meilleure autonomie, une version Long Range est prévue pour 2025. Avec une promesse de plus de 400 km entre deux recharges, ce futur modèle pourrait séduire ceux qui cherchent un véhicule électrique plus polyvalent. Opel reste toutefois discret sur les détails techniques, comme la capacité de la batterie ou la puissance de la motorisation pour cette déclinaison.
Notes et avis sur l’essai de l’Opel Frontera
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️ | Un design sobre, peut-être un peu trop pour séduire face au Dacia Duster qui s’affirme. On peut voir le positif, le Frontera séduira une clientèle à la recherche d’une voiture discrète. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Dans la moyenne, il est à l’aise en ville et c’est ce qu’on lui demande. Mais dès que l’on sort de la ville, la faible puissance et les suspensions molles ne le rendent pas très à l’aise. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Grand coffre, espace à bord pour 5 personnes et 2 enfants, tableau de bord assez intuitif. Ici pas de fausse note, si ce n’est les finitions qui laissent à désirer. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | Presque 30 000 euros, c’est le prix d’une Volkswagen Golf mieux finie. Certes il s’agit d’une voiture électrique mais on trouve mieux chez d’autres constructeurs. |
Bilan de notre essai du nouvel Opel Frontera
Avec un prix de départ fixé à 24 500 euros pour la version hybride 136 e-DSC6 et 29 000 euros pour la version électrique, l’Opel Frontera semble vouloir jouer la carte de l’accessibilité dans le segment des SUV compacts. Toutefois, en tenant compte des prestations offertes, ce positionnement tarifaire peut paraître ambitieux. En effet, face à des alternatives comme la Volkswagen ID.3, plus performante et dotée d’une meilleure autonomie pour un tarif similaire grâce aux promotions actuelles, le Frontera peine à justifier pleinement son prix.
Si le modèle électrique peut séduire par son gabarit compact et sa capacité à accueillir jusqu’à 7 passagers, il reste limité sur le plan technique. Quant à la version hybride, elle rivalise davantage avec des modèles thermiques accessibles, comme le Dacia Duster, qui conserve l’avantage avec des motorisations plus variées, une transmission intégrale en option et un style plus affirmé.
En résumé, l’Opel Frontera pourrait attirer un public en quête d’un SUV électrique ou hybride abordable et polyvalent, mais devra composer avec une concurrence féroce dans ce segment fourni.
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