Quatre ans après son lancement, le Skoda Enyaq bénéficie d’une mise à jour qui va bien au-delà de simples ajustements esthétiques. Avec l’introduction du nouveau langage stylistique Modern Solid et une série d’optimisations aérodynamiques, le grand SUV électrique gagne en maturité. Mais dans un segment où les nouveautés se multiplient, ces changements suffisent-ils à maintenir l’Enyaq dans le peloton de tête ? Découvrez notre essai auto complet !
L’Enyaq est le premier modèle électrique du constructeur Tchèque, et maintenant que l’Elroq est lancé, occupant une position plus abordable et compacte, on aurait pu penser que Skoda délaisse un peu l’Enyaq. Mais ce serait mal connaître la marque, elle profite justement de l’arrivée de l’Elroq pour inclure les nouveautés à l’Enyaq. Le style est plus doux, l’autonomie améliorée, le confort aussi, voici tout ce qu’il faut savoir du Skoda Enyaq restylé dans notre essai.
Extérieur et design du Skoda Enyaq restylé
La transformation la plus marquante de cette mise à jour concerne l’avant du véhicule. Directement inspirée du concept Vision 7S, la nouvelle identité Modern Solid donne un coup de jeune à l’Enyaq. La calandre laisse place à une Tech Deck Face, intégrant un bandeau lumineux qui redessine entièrement la signature visuelle du SUV. Les feux longue portée sont désormais dissimulés dans le bouclier, tandis que l’ancienne calandre rétroéclairée, plus imposante, cède la place à un élément plus discret. Un choix de style qui augmente la discrétion de la face avant de l’Enyaq, lui qui n’était pas si discret dans sa première version.
À l’arrière, les retouches sont particulièrement subtiles. À tel point que seules les personnes les plus attentives pourront repérer les différences, pour aller dans le détail, on peut vous dire que le bouclier arrière a été légèrement retravaillé. Les jantes, quant à elles, évoluent davantage, avec de nouveaux dessins disponibles et des tailles allant désormais de 19 à 21 pouces, contribuant à renforcer le dynamisme du profil.
Au-delà des ajustements esthétiques, Skoda a également revu certains éléments techniques pour améliorer l’aérodynamisme de son SUV. Bouclier redessiné, calandre retravaillée et optimisation des carénages permettent à l’Enyaq d’abaisser son coefficient de traînée. Celui-ci atteint désormais un Cx de 0,245 pour la version standard et même 0,225 pour le modèle Coupé. Des chiffres qui laissent entrevoir une meilleure efficience énergétique et plus de confort dans l’habitacle.
Intérieur et habitabilité du Skoda Enyaq
Dès l’ouverture de la porte conducteur, le Skoda Enyaq séduit par la qualité de sa présentation intérieure. L’ergonomie a été particulièrement étudiée : le conducteur profite d’un environnement assez intuitif, avec des commandes bien positionnées. Le volant, chauffant de série, regroupe les fonctions de conduite assistée, permettant de passer d’un mode à l’autre, limiteur, régulateur adaptatif ou conduite semi-autonome, d’un simple appui. Les sièges avant, eux aussi chauffants, offrent un bon maintien, et la climatisation tri-zone promet un confort optimal à l’ensemble des passagers.
Au centre, l’écran tactile de 13 pouces repose sur l’interface MIB4 du groupe Volkswagen. Réactif et personnalisable, il autorise l’ajout de raccourcis vers les fonctions fréquemment utilisées. Un bandeau de touches physiques reste présent en dessous pour les réglages les plus essentiels : une vraie réussite en matière d’ergonomie, à l’opposé du minimalisme parfois déroutant de certains concurrents. Face au conducteur, un petit combiné numérique affiche l’essentiel des informations de conduite, avec sobriété. Il est secondé par un affichage tête haute clair et bien intégré, renforçant la lisibilité sans distraire.
À l’arrière, l’Enyaq confirme ce que l’on attend d’un modèle badgé Skoda : de la générosité. Les passagers arrière disposent d’un espace aux jambes remarquable et ce, même pour les plus grands. La luminosité offerte par le vaste toit vitré panoramique du Coupé, ou le toit ouvrant proposé sur la version SUV, accentue cette sensation d’espace et de bien-être. De quoi envisager les longs trajets en toute sérénité.
Côté coffre, l’Enyaq impressionne également. Avec un volume allant de 570 à 1 710 litres une fois la banquette rabattue, le SUV tchèque s’adapte facilement à tous les usages, du quotidien urbain aux vacances en famille. L’accès est facilité par un hayon motorisé à ouverture mains libres. À l’intérieur, les solutions Simply Clever typiques de la marque répondent toujours présentes : on retrouve le parapluie logé dans la porte conducteur, le grattoir dissimulé dans le hayon, le porte ticket sur le pare-brise, ainsi qu’un ingénieux plancher de coffre ajustable et ses éléments de séparation. Un filet de rangement dédié aux câbles de recharge et un cache bagages complètent cette panoplie de petits détails bienvenus.
Enfin, l’ambiance à bord varie selon la finition choisie, avec des combinaisons de matériaux et de coloris toujours réussies. L’intérieur Lodge, mélange de gris clair, blanc et touches orange, dégage une atmosphère chaleureuse, tandis que la sellerie en cuir Cognac apporte une touche plus classique et élégante. L’Enyaq soigne autant le fond que la forme, et cela se ressent à bord.
Que vaut le Skoda Enyaq restylé sur la route ? Essai en conduite
En milieu urbain, le Skoda Enyaq étonne par sa facilité de prise en main. Malgré ses dimensions généreuses, 4,65 m de long pour 1,88 m de large, le SUV tchèque se montre facile et bien plus maniable qu’il n’y paraît. Grâce à son architecture propulsion, les roues avant profitent d’un angle de braquage très ouvert, facilitant les demi-tours et les manœuvres en ville. La suspension pilotée DCC, disponible sur notre version d’essai, permet d’ajuster avec précision le niveau de confort ou de fermeté, selon les préférences. Que l’on opte pour le mode Eco, Confort, Sport ou Individual, l’amortissement reste toujours maîtrisé, filtrant efficacement les irrégularités de la chaussée sans jamais se montrer trop ferme, sauf en sport mais on l’a cherché.
Sur les routes secondaires, le comportement de l’Enyaq reste rassurant. Bien que son poids conséquent, plus de 2,2 tonnes, soit difficile à dissimuler, le SUV électrique conserve une bonne stabilité. La direction, bien qu’un peu légère en sensations, reste suffisamment précise pour inspirer confiance dans les enchaînements de virages. La suspension limite efficacement le roulis, et même chaussé de jantes de 20 pouces dans sa version Sportline, l’Enyaq parvient à conserver un bon compromis entre confort et rigueur. Avec ses 286 chevaux, les performances sont au rendez-vous, mais sans excès : le 0 à 100 km/h est bouclé en 6,7 secondes, dans une poussée linéaire plus apaisante que sportive. En attendant une déclinaison RS plus dynamique, l’Enyaq reste avant tout un véhicule familial, pensé pour le confort plutôt que pour les sensations.
C’est sur autoroute que le Skoda Enyaq révèle pleinement son tempérament de grand voyageur. Le silence à bord est remarquable, l’insonorisation ayant fait l’objet d’un soin particulier. Le bruit du vent est bien contenu, aidé par un excellent coefficient aérodynamique, et les bruits de roulement restent discrets même à 130 km/h. De quoi profiter pleinement de la sonorisation Canton, disponible dès la finition Plus, ou des sièges massants en option. À ce comportement rassurant s’ajoute une dotation technologique complète : régulateur de vitesse adaptatif, maintien dans la voie, anticipation des virages dangereux grâce au Travel Assist, et même changement de voie automatique.
Sous le capot, notre version 85 embarquait un moteur de 286 chevaux alimenté par une batterie de 77 kWh. À 130 km/h, la consommation s’est établie à 21 kWh/100 km, offrant environ 350 km d’autonomie avant recharge. Cette dernière reste cependant perfectible : limitée à 135 kW en courant continu, la puissance de charge autorise une recharge de 10 à 80 % en 28 minutes. Un temps raisonnable, mais en retrait face à certains concurrents utilisant des architectures 800 volts et sa technologie 800 volts. Skoda, qui reste fidèle à une architecture 400 volts, justifie ce choix par une volonté de contenir les coûts, sans faire exploser les prix de vente.
En moyenne, sur l’ensemble de notre essai mêlant ville, route et autoroute, l’Enyaq s’est montré relativement sobre avec une consommation de 18 kWh/100 km. Une valeur maîtrisée compte tenu du gabarit et des performances offertes.
Notes et avis sur l’essai du nouveau Skoda Enyaq
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | L’Enyaq perd un peu de caractère avec le passage au design Modern Solid, c’est dommage. Mais on sait aussi apprécier sa discrétion, d'autant que certaines configurations sont vraiment séduisantes. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Le Skoda Enyaq offre le bon compromis entre confort et dynamisme. Ce n’est pas le grand frisson à son volant, pour cela il faut attendre la version RS, mais l’Enyaq de base fait déjà tout correctement. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | L’espace aux jambes à l’arrière est plus que convenable, les passagers avant sont remarquablement installés dans des sièges chauffants et ventilés. Et même le coffre est gigantesque. Bref c’est une Skoda ! |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Éligible au bonus et dans la même gamme de prix qu’un Tesla Model Y, on ne peut ni lui reprocher d'être trop cher, ni remarquer qu'il s'agit d'une très bonne affaire. |
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Bilan de notre essai du Skoda Enyaq restylé
Avec ce restylage, le Skoda Enyaq confirme sa montée en gamme sans renier ses fondamentaux : espace et confort à bord. Proposée à partir de 46 270 euros en version SUV et 49 020 € en version Coupé, la nouvelle version 85 combine puissance (286 chevaux) et autonomie généreuse, jusqu’à 591 km en cycle WLTP. Des chiffres flatteurs qui s’accompagnent d’un équipement riche dès les finitions intermédiaires, tout en permettant à la déclinaison SUV de rester éligible au bonus écologique.
Les conducteurs en quête d’une meilleure adhérence pourront se tourner vers la version 85x à transmission intégrale, facturée à partir de 50 720 euros en SUV et 53 470 € en Coupé. Si elle sacrifie quelques kilomètres d’autonomie au passage (jusqu’à 544 km), elle améliore la conduite dans des conditions difficiles.
Au final, l’Enyaq s’impose comme une proposition cohérente et familiale sur le marché du SUV électrique familial, bien qu’il reste pénalisé par une puissance de recharge en retrait à d’autres concurrents du segment. Mais pour ceux qui recherchent une voiture électrique polyvalente, confortable et bien équipée sans verser dans l’ostentatoire, le SUV tchèque reste un excellent choix.
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